(١) قتل ٠ سبق الاصرار ٠ استنتاجه من ظروف الدعوى ٠ مسألة موضوعية ٠ (٢) استجواب المتهم ٠ متى يكون جائزا ؟ (٣) عقوبة الاعدام ٠ لا يشترط القانون أدلة خاصة للحكم بها ٠ عدم تقيد القاضى بفتوى المفتى عند الحكم ٠ (المادة ٤٩ تشكيل محاكم الجنايات)
- العدد
- العدد الثامن
- المحكمة
- محكمة النقض والابرام — الدائرة الجنائية
- التاريخ
- ٢٣ — ٤ — ١٩٣٤
- المواد
- المادة ٤٩ تشكيل محاكم الجنايات
المبادئ المستخلصة
١ — إن استنتاج ظرف سبق الاصرار من الوقائع والقرائن المعروضة على محكمة الموضوع أمر موضوعى من اختصاص محكمة الموضوع وحدها ولا رقابة عليها فيه من محكمة النقض طالما أن الأدلة والقرائن التى تستند عليها تنتج عقلا ما استخلصته منها (١٠) . فاذا استنتجت المحكمة ظرف سبق الاصرار من الباعث على القتل وهو الانتقام من المجنى عليه ومن باقى الظروف التى حصل القتل فيها فان استنتاجها هذا يكون صحيحا ولا رقابة عليها فيه لمحكمة النقض . ٢ — لا نزاع فى أنه لا يجوز للمحاكم استجواب المتهم إلا إذا طلب هو ذلك . وكل ما لها أن توجه إليه التهمة ، فان اعترف وصح لديها اعترافه تحكم عليه طبقا للقانون ، وان أنكر فليس لها إلا أن تلفته إلى الوقائع التى ترى لزوم تقديم إيضاحات عنها لظهور الحقيقة وترخص له فى تقديم تلك الايضاحات اذا أراد ، غير أن تحريم الاستجواب لم يقرر إلا لمصلحة المتهم ، فله أن يتنازل عنه ويطلب استجوابه اذا رأى أن فى استجوابه مصلحة له . فاذا أجاب المتهم على أسئلة المحكمة راضيا مختارا و وافق الدفاع عنه على الاستجواب عد ذلك تنازلا منه عن التمسك بما ينهى عنه القانون فى هذا الشأن وليس له بعد ذلك أن يدفع ببطلان الاجراءات (١١) . ٣ — لا يشترط قانونا لتوقيع عقوبة الاعدام توافر أدلة خاصة ، بل إن شأنها فى ذلك شأن باقى العقوبات يوقعها القاضى متى اطمأن الى صحة الأدلة أو القرائن المقدمة له ، إذ هو حر فى تكوين اعتقاده ، وليس مقيدا بدليل خاص ، كما أنه غير مقيد بفتوى المفتى فى القضايا التى يحكم فيها بالاعدام .
Résumé (Français)
COUR DE CASSATION CHAMBRE CRIMINELLE 23-4-1934 MM. Abdel Rahman Sid Ahmad Pacha, (V. Prés.); Moustapha Mohammad Bey, Zaky Berzy Bey, Ahmad Amin Bey, Abdel Fattah El-Sayed Bey. (C.C.). I.—Homicide — Préméditation — Sa déduction des circonstances de la cause constitue une question de fait. II.—Interrogatoire de l'accusé — Dans quel cas est-il permis ? III.—Peine de mort — La loi n'exige pas des preuves spéciales pour l'application de cette peine — Le juge n'est pas lié dans son jugement par l'avis du Moufti. (Art. 49 de la loi instituant les Cours d'assises.) I.—Déduire la préméditation des circonstances de fait et des présomptions qui sont soumises au juge du fond constitue une question de fait qui appartient exclusivement au dit juge et qui échappe au contrôle de la Cour de cassation du moment que les indices et présomptions desquelles le juge du fond a déduit la preuve aboutissent rationnellement à ce résultat (10). En conséquence, lorsque le tribunal constate la circonstance de la préméditation en la déduisant du mobile qui a poussé l'accusé à commettre l'homicide pour se venger de la victime, aussi bien que des autres circonstances dans lesquelles le meurtre a été accompli, cette déduction du tribunal est bien fondée et échappe par suite au contrôle de la Cour de cassation. II.—Il est incontestable que les Tribunaux ne peuvent soumettre l'inculpé à aucun interrogatoire, à moins qu'il n'en formule lui-même la demande. Ces tribunaux peuvent seulement adresser l'accusation à l'inculpé. Si celui-ci se reconnaît coupable, les tribunaux le condamneront conformément à la loi s'ils estimeront que son aveu est sincère. Dans la négative, ils pourront seulement attirer son attention sur les faits sur lesquels ses explications leur paraîtront utiles à la manifestation de la vérité, et lui donneront la faculté de fournir ses explications. Toutefois, la prohibition de tout interrogatoire étant établie dans l'intérêt de l'inculpé celui-ci peut y renoncer et demander à être soumis à un interrogatoire s'il y trouve son intérêt. Le fait par l'inculpé de répondre volontairement aux interrogations du tribunal, et par son avocat d'acquiescer à l'interrogatoire, constitue une renonciation de la part de l'inculpé, au droit de se prévaloir de l'interdiction établie par la loi à cet égard. Il en résulte que l'inculpé ne pourra plus, dans la suite, exciper de la nullité de la procédure (11). III.—La loi n'exige pas des preuves spéciales pour l'application de la peine de mort. Cette peine ne se distingue guère des autres peines à cet égard. Le juge peut appliquer la peine de mort du moment qu'il est suffisamment persuadé de la sincérité des indices et des présomptions qui lui sont soumises. Car il est libre de former sa conviction et n'est pas tenu de s'attacher à un mode spécial de preuve. Il n'est pas non plus lié par l'avis du Moufti dans les affaires dans lesquelles il prononce la peine de mort.
صور الصفحات ٥٥١–٥٥٣ من أصل المجلد المطبوع سنة 1934

