قوة الشى المحكوم به . دعوى بطلان التصرف . ابطال تصرف لكونه مشوبا بالتدليس . رفع دائن آخر دعوى بدينه على المبطل تصرفه . تدخل الصادر له التصرف المبطل فى هذه الدعوى . احتجاج الدائن والمدخل كل منهما بصورية دين الآخر وصحة دينه هو . القضاء برفض ادعاء المتدخل . قضاء فى الصحيح من موضوع دعوى التدخل من صحة الدين أو صوريته . اكتساب هذا القضاء قوة الشىء المحكوم به مع وروده فى اسباب الحكم فقط .
- العدد
- العدد الخامس
- المحكمة
- محكمة النقض والابرام — الدائرة المدنية والتجارية
- التاريخ
- ٢٢ — ٣ — ١٩٣٤
المبادئ المستخلصة
إذا رفع دائنون دعوى ببطلان التصرف الصادر من مدينهم لآخر وقضى ببطلان هذا التصرف لكونه مشوبا بالتدليس ثم رفع دائن آخر دعوى بدينه ، فتدخل فيها الشخص الصادر له التصرف المقضى بابطاله ليدفع الدعوى عن اقتضاء دينه من ثمن الأرض المحكوم بابطال التصرف الحاصل فيها . وكان ما اعتمد عليه من سبب قانونى فى ذلك ، انما هو كونه صاحب دين حقيقى وكون خصمه صاحب دين صورى وكان سبب دفع رافع الدعوى هذا التدخل أن دينه هو صحيح ودين خصمه صورى فان قضاء محكمة أول درجة برفض ادعائه وقضاء محكمة الاستئناف بتأييد الحكم المستأنف بناء على ما جاء بأسبابه يكون قضاء فى الصميم من موضوع دعوى التدخل وفى سبب دعوى التدخل هذه من صحة دين كل من الطرفين أو صوريته وبعدم أحقية المتدخل فى مزاحمة الدائن المذكور بدينه عند اقتضائه هو دينه المحكوم له به من ثمن الأرض المحكوم بابطال التصرف فيها ومن غلتها . ويترتب على هذا القضاء منع أى الخصمين من اعادة طرح هذه المسائل كلها أو بعضها من جديد على القضاء لما يكون فى ذلك من مخالفة قاعدة قوة الشىء المحكوم به . ولا يمنع من اكتساب هذا القضاء قوة الشىء المحكوم به أن يكون واردا فى أسباب الحكم لأن من أسباب الأحكام ما يكون بعض المقضى به (١٩) فاذا رفع المتصرف له المقضى برفض طلباته فى دعوى تدخله دعوى ضد المتصرف المحكوم بابطال تصرفه يطالب فيها برد الثمن وملحقاته وتدخل الدائن المحكوم له من قبل بابطال التصرف فى هذه الدعوى طالبا رفضها لسبق القضاء بصورية الدين المطالب به وحكمت المحكمة برفض هذا الدفع والزام المتصرف بدفع دين الثمن وملحقاته ثم رفع ذلك الدائن المتدخل نقضا عن هذا الحكم ( الغيابى بالنسبة للدين المتصرف ) ورأت محكمة النقض قبول دفعه مستندة الى أن السبب واحد فى علاقة الطاعن بالخصم الثالث وهو دفع مزاحمة كل منهما للآخر لصورية دينه فلها أن تنقض الحكم فى علاقة رافع الدعوى والمتدخل بغير بحث فى أوجه الطعن الأخرى المتعلقة بوجه الزام المتصرف بدين الثمن للمتصرف له أو بعدم الزامه مادامت المحكمة تحقق لرافع النقض غرضه من الطعن بالنص على عدم أحقية المتصرف له فى مزاحمته هو بالدين الذى حكم له به على المتصرف .
Résumé (Français)
COUR DE CASSATION CHAMBRE CIVILE ET COMMERCIALE 22-3-1934 MM. Abdel Aziz Fahmy Pacha (Prés.); Mourad Wahba Bey Mohammad Fahmy Hussein Bey, Hamed Fahmy Bey, Mohammad Nour Bey. (C.C.). Force de la chose jugée—Action paulienne—Annulation d'un acte d'aliénation entaché de fraude—Action en recouvrement de créance intentée par un autre créancier contre le débiteur dont l'acte a été annulé—Intervention comme tierce partie du bénéficiaire de l'acte annulé—Le créancier et l'intervenant allèguent chacun que sa créance est réelle et celle de l'autre fictive—Jugement rejetant l'argument de l'intervenant—La décision porte sur le fond même de la demande de l'intervenant quant à la réalité ou à la fiction de la créance—Elle produit la force de la chose jugée bien qu'elle n'ait été énoncé que dans les motifs du jugement seulement. Lorsque des créanciers ont intenté une action paulienne, que le tribunal a annulé pour fraude, l'acte d'aliénation émanant de leur débiteur au profit d'un tiers, qu'un autre créancier a ensuite intenté une action en recouvrement de sa créance, qu'alors est intervenu comme tierce partie le bénéficiaire de l'acte annulé pour empêcher le demandeur de se payer sur le terrain faisant l'objet de l'acte annulé, que l'intervenant s'est prévalu du fait que sa créance est réelle tandis que celle de son adversaire est fictive, que, de son côté, le demandeur a allégué que sa créance est la réelle et celle de son adversaire la fictive,—dans ce cas, si le tribunal de premier degré a rejeté l'argument de l'intervenant et si le tribunal d'appel a confirmé ce jugement en en adoptant les motifs, cette décision aura tranché formellement le fond même de la demande de l'intervenant quant à la fiction ou à la réalité de la créance de chacune des deux parties et quant au mal-fondé de la prétention de l'intervenant à empêcher le dit créancier de se payer, sur le prix et le revenu du terrain faisant l'objet de l'acte annulé, le montant de sa créance reconnu par jugement. En conséquence, cette décision judiciaire empêche les deux parties de saisir à nouveau la justice de tout ou partie ces contestations, car autrement il y aurait là une infraction à la règle de l'autorité de la chose jugée. Que cette décision n'ait été énoncée que dans les motifs du jugement, cela n'empêche pas qu'elle ait acquis la force de la chose jugée, étant donné que les motifs peuvent constituer une partie des dispositions du jugement.(19) Par conséquent, lorsque le bénéficiaire de l'acte d'aliénation qui avait été débouté dans son intervention a, par la suite, intenté une action contre l'aliénateur dont l'acte avait été annulé pour lui réclamer la restitution du prix et des accessoires, que le créancier qui avait déjà obtenu l'annulation de l'aliénation est intervenue dans cette action en soulevant l'exception d'irrecevabilité du fait que le tribunal avait déjà déclaré la créance fictive, que le tribunal a rejeté cette exception et condamné l'aliénateur à payer le prix et les accessoires réclamés, que le créancier succombant a attaqué ensuite en cassation ce jugement (rendu par défaut à l'égard du débiteur aliénateur), que la Cour de cassation a fait droit à sa demande en se fondant sur le fait que le litige entre le demandeur en cassation et le défendeur n'a pas cessé d'avoir le même objet, qui est pour chacun de concurrencer l'autre en taxant sa créance de fictive, la Cour peut, dans ces conditions, casser le jugement en se basant sur ce seul motif sans avoir besoin d'examiner les autres motifs du pourvoi portant sur le point de savoir si l'aliénateur est tenu ou non de payer le prix réclamé par le bénéficiaire de l'aliénation, du moment que son arrêt réalise le but du demandeur en cassation en énonçant que le bénéficiaire de l'aliénation n'a pas le droit de lui disputer la créance qui lui avait été reconnue par jugement à l'égard de l'aliénateur. (19) V. Note 19 p. 282 (Arabe). App. Caire 2-5-1901 (B.O. 2/10/293).
صور الصفحات ٣٨٦–٣٩٢ من أصل المجلد المطبوع سنة 1934

