( ١ ) اثبات · الشهادة فى التعهدات الزائدة عن عشرة جنيهات · الدفع بعدم جوازها · ليس من النظام العام · — ( ٢ ) استبدال الدين بتغيير الدائن · ضرورة رضاء المدين · ( المادة ١٨٧ مدنى ) — ( ٣ ) دين · حق المدين فى عدم قبول ما دفع عنه · مدى هذا الحق · ( المادتان ١٦١ و ١٦٣ مدنى ) — ( ٤ ) تقادم بمضى خمس سنوات · أساسه · ضريبة الخفر · ( المادة ٢١١ مدنى )
- العدد
- العدد الأول
- المحكمة
- محكمة المحلة الكبرى الجزئية
- التاريخ
- ١٠ — ١٠ — ١٩٣٣
- المواد
- ( المادة ١٨٧ مدنى ) ، ( المادتان ١٦١ و ١٦٣ مدنى ) ، ( المادة ٢١١ مدنى )
المبادئ المستخلصة
١ — الدفع بعدم جواز سماع شهادة الشهود فى اثبات التعهدات الزائدة عن عشرة جنيهات ليس من النظام العام (٢٥) . ٢ — من المقرر قانونا أن الاستبدال بتغيير الدائن لا يتم الا برضاء المدين وهذا ما يؤخذ من نص الفقرة الثالثة من المادة ١٨٧ . بخلاف الاستبدال بتغيير المدين فانه يتم بدون رضاء المدين ( المادة ١٨٧ مدنى ) . ٣ — انه وان يكن حق المدين فى عدم قبول ما دفع عنه كله أو بعضه قد قررته المادة ١٦٣ مدنى الا أن مدى هذا الحق وحدود تطبيقه غير واضحة تماما . على أن الشراح أجمعوا على أن مقياس حق الرجوع هو الفائدة التى أصابت المدين (٢٦) . ورتبوا على ذلك انه اذا كان الدائن الأصلى مزمعا على التنازل عن جزء من الدين أو أمهال المدين فان للمدين الحق فى أن يتمسك بذلك كما أنهم ذكروا أن دعوى الدائن الأجنبى قبل المدين تسقط بنفس المدة التى كانت تسقط بها لو أن الدائن الأصلى هو الذى يطالبه . ٤ — ان ضريبة الخفر التى تتولى جبايتها الحكومة بصفتها العامة تسقط بمضى ٥ سنوات طبقا للمادة ٢١١ مدنى . ومن المقرر ان الأساس الهام الذى يبنى عليه ترتيب سقوط الحق بمضى مدة خمسة سنوات ليس مظنة السداد من المدين ، وانما اهمال الدائن . فهو عقاب فرضه الشارع عليه نظير تركه حقه هذه المدة ، لأن المبالغ التى تستحق سنويا أو فى مدد أقل من ذلك انما تؤخذ من الايراد ففى ترك الدائن اياها وتراكمها ثم المطالبة بها خراب للمدين ومن الصالح العام ألا يسمح به ، ومن ثم كان للمدين الذى يجاهر بعدم السداد الحق فى هذا الدفع (٢٧) .
Résumé (Français)
TRIBUNAL SOMMAIRE DE MEHALLAH EL KOUBRA 10-10-1933 M. Soliman Sabet (Prés). I. Preuve — Preuve testimoniale en matière d'un… valeur dépassant dix livres — Exception d'irre… cevabilité—N'est pas d'ordre public. II. Novation par changement de créancier — Néces… sité du consentement du débiteur. (Art. 187 C.C.). II. Créance — Droit du débiteur de repousser le re… cours du tiers qui a payé pour lui — Etendue d… ce droit. (Art. 161 et 163 C.C.) IV. Prescription quinquennale — Fondement —Tax… des ghafirs. (Art. 211 C.C.). I. L'exception d'irrecevabilité de la preuve testimoniale en matière d'obligations dépassant L.E. 10 n'est pas d'ordre public. (25) II. Il est de principe que la novation par changement du créancier, ne peut avoir lieu que du consentement du débiteur ainsi que cela résulte du 2ème alinéa de l'article 187 C.C. ; au contraire la novation par changement du débiteur peut s'accomplir sans son consentement. (Art. 187 C.C.). III. Bien que le droit du débiteur de repousser en tout ou en partie le recours de celui qui a payé pour lui, soit reconnu par l'article 163 C.C., cependant l'étendue de ce droit et les limites de son application ne sont pas tout à fait précises. Or, la doctrine est unanime pour admettre que le droit de recours est limité par l'utilité procurée au débiteur.(26) Partant de ce principe, elle décide que si le créancier originaire se propose de renoncer à une partie de sa créance ou d'accorder un délai au débiteur, celui-ci est en droit de se prévaloir de ces avantages. De même, elle décide que l'action du nouveau créancier à l'égard du débiteur se prescrit par la même période après laquelle se prescrirait l'action si elle était introduite par le créancier originaire. IV. La taxe des ghafirs que le Gouvernement perçoit en tant qu'autorité publique, se prescrit par cinq ans conformément à l'article 211 C.C. Il est de principe que la prescription quinquennale est basée non principalement sur une présomption de paiement, mais plutôt sur l'idée de négligence du créancier ; c'est une sanction que le législateur lui impose pour avoir abandonné la réclamation de sa créance durant cette période. En effet, les sommes payables annuellement ou par termes moins espacés, sont prélevées sur le revenu et le fait par le créancier d'en négliger la réclamation, de la laisser s'accumuler, puis de les réclamer en une seule fois, peut entraîner la ruine du débiteur ; et il est de l'intérêt public de ne pas tolérer pareils procédés. Par suite, même le débiteur qui déclare n'avoir pas payé est en droit d'opposer la dite prescription.(27) (25) Cass. 8-11-1928 (Al Mohamah 9/1/1) Sirey, 1911-1-562. (26) V. Note 26, p. 54 (Arabe). (27) V. Note, 27, p. 54 et 55 (Arabe). Trib. Som. Béba 17-1-1928 (Al Mohamah 8/4/387). Trib. Som. Mallawi 1-11-1930 (B.O. 32/8/149).
صور الصفحات ١٥٩–١٦٣ من أصل المجلد المطبوع سنة 1934

