تعويض • اصابات العمل • اتفاق صاحب العمل والمضرور على مقدار التعويض • اعتبار ذلك استبدالا للدين • أثره • ميعاد سقوط الحق فى المطالبة •
- العدد
- العدد الأول والثانى
- المحكمة
- محكمة استئناف مصر — الدائرة المدنية
- التاريخ
- ٣٠ ــ ١٠ ــ ١٩٤٧
- المواد
- المادة العاشرة من القانون رقم ٦٤ سنة ١٩٣٦ الخاص باصابات العمل ؛ المادة ٤ من القانون رقم ٦٤ سنة ١٩٣٦
المبادئ المستخلصة
ان المادة العاشرة من القانون رقم ٦٤ سنة ١٩٣٦ الخاص باصابات العمل نصها كالآتى : « لا تقبل دعوى التعويض الا اذا كان قدم بلاغ عن الحادث للبوليس ، وكانت هذه الدعوى قد رفعت فى خلال الستة شهور التالية للوفاة أو ثبوت العاهة المستديمة » ومدة الستة شهور المنصوص عنها فى هذه المادة هى من نوع المدد أو المواعيد التى يحددها القانون ويفرض على ذوى الشأن اتخاذ اجراءات معينة فى خلالها والا سقط حقهم فى هذه الاجراءات وامتنع عليهم الالتجاء اليها • وهذه المواعيد بطبيعتها لا تخضع لقواعد الانقطاع المقررة فى التقادم لما بين النوعين من اختلاف فى مدلول كل منها وشرائطه وعلة وجوده • والقول بأن مدة الستة شهور المنصوص عنها فى المادة العاشرة لا تسرى فى حالة الاعتراف بالدين يحتاج الى بعض الايضاح لأن القانون لم يفرق بين حالة الانكار وحالة الاعتراف ، والسقوط الذى نص عليه هو جزاء مخالفة ما أمر به فيوجد متى وجدت المخالفة وينعدم بانعدامها • واذا استبدل الدين باستبدال سببه كما لو تعهد المسئول عن تعويض الضرر بأن يدفع للمضرور أو لورثته مبلغا من المال مقابل الضرر سواء كان هذا المبلغ مطابقا لفئات التعويض التى حددها قانون اصابات العمل أو كان أقل منها أو أكثر فان هذا الالتزام وهو سبب المديونية وأساسها القانونى يجعل الملتزم مسئولا عن الوفاء وتسرى عليه أحكام التقادم العادية ويستثنى من ذلك حالة ما اذا كان المضرور يرى أن فى الاتفاق على تعويض يقل عما حدده قانون اصابات العمل غبنا عليه وكان هذا القانون منطبقا على الواقعة التى أدت الى مساءلة صاحب العمل ، فان له عملا بالمادة ٤ من القانون رقم ٦٤ سنة ١٩٣٦ أن يعتبر هذا الاتفاق باطلا وكأن لم يكن ويسترد حقه فى المطالبة وفقا للفئات المبينة به وانما يتعين عليه حينئذ أن يراعى ما تحتمه عليه المادة العاشرة من وجوب رفع دعواه فى خلال الستة شهور التالية لوقوع الحادث •
Résumé (Français)
COUR D'APPEL DU CAIRE CHAMBRE CIVILE 30-10-1947 MM. Abdel Azim el Chakankiri Bey, Ali Hussein Bey et Iskandar Réda Bey (C.C.). Indemnité — Accidents du travail — L'accord conclu entre le patron et la victime sur le montant de l'indemnité est considéré comme une novation par changement de dette — Effet — Le délai de la déchéance du droit à cette créance. Aux termes de l'article 10 de la Loi No. 64 de 1936 sur les accidents du travail : L'action en réparation ne sera recevable que si une déclaration de l'accident aura été faite dans le plus bref délai à l'autorité de police .... et à condition que la demande en réparation ait été introduite dans les six mois du décès ou de la constatation d une incapacité permanente....". Le délai de six mois prévu par cet article est un délai de déchéance. Les délais de déchéance sont des délais au cours desquels les intéressés doivent agir à peine de déchéance de leur droit. Ces délais ne sont pas susceptibles d'interruption et ne sont pas, à cet égard, assimilés aux délais de prescription qui peuvent être interrompus. Les deux sortes de délais diffèrent en effet soit en ce qui concerne leur portée soit en ce qui concerne leurs conditions ou leur raison dette. La déchéance prévue par cet article délai de six mois prévu par l'article 10 ne court pas en cas de reconnaissance de la dette, doit être précisée. En effet, la loi ne fait aucune distinction entre le cas de dénigrement et le cas de reconnaissance de la dette. La déchéance prévue par cet article est une sanction qu'elle édicte contre toute infraction à ses dispositions. Donc, cette déchéance est encourue toutes les fois qu'il y a infraction à ces disposition et s'il n'y a pas d'infraction, il n'y a pas de déchéance. Il en est autrement si la dette est novée par changement de sa cause, comme c'est le cas lorsque la personne responsable de la réparation du préjudice s'engage à payer à la victime ou à ses héritiers une somme comme contre-partie du préjudice. Peu importe dans ce cas que la somme soit conforme aux taux déterminés par la loi sur les accidents du travail ou qu'elle soit inférieure ou supérieure à ces taux. Cette obligation, qui devient la cause de la dette et son fondement juridique, a pour effet de rendre la personne obligée responsable du paiement, et ce paiement sera régi par les règles ordinaires de la prescription. Toutefois, il y a une exception à cette règle lorsque la victime considère qu'elle a été lésée par cet accord qui lui donne une indemnité inférieure à celle déterminée par la loi. Dans ce cas, si le fait générateur de la responsabilité du patron est régi par la loi sur les accidents du travail, la victime peut, conformément à l'article 4 de cette loi, considérer la convention conclue entre elle et le patron comme nulle et non avenue. Elle recouvrera son droit à demander la réparation selon les taux déterminés par la loi. Toutefois, elle doit, dans ce cas, observer les dispositions de l'article 10 qui exigent l'introduction de l'action dans les six mois de l'accident.
صور الصفحات ١٣٧–١٣٨ من أصل المجلد المطبوع سنة 1950

