تفتيش . الاذن من النيابة بالتفتيش لا يخول القبض الا فى حالة عدم الاذعان أو المقاومة . تكليف الضابط المخبرين بالبحث عن المتهم المراد تفتيشه واحضاره . هذا التفتيش صحيح لا يبطله الاكراه الذى وقع عليه باحضاره كرها .
- العدد
- العدد الأول والثانى
- المحكمة
- محكمة النقض — الدائرة الجنائية
- التاريخ
- ١١ — ١٠ — ١٩٤٨
المبادئ المستخلصة
انه وان كان اذن النيابة بتفتيش المتهم لا يخول بحسب الأصل القبض عليه الا انه اذا رفض الاذعان لتنفيذه عليه أو بدت منه مقاومة أثناء ذلك كان لمن باشر الاجراء أن يعمل من وسائل اكراهه كل ما من شأنه أن يمكنه من القيام بمهمته . ومتى كان هذا مقررا وكان الثابت بالحكم المطعون فيه أن الضابط بعد أن حصل على اذن التفتيش من النيابة أرسل رجلى البوليس للبحث عن المتهم فى السوق الذى كان يتجول فيه لاستدعائه اليه لتنفيذ التفتيش فلما عثرا عليه طلبا اليه مصاحبتهما الى مخفر البوليس حيث يوجد الضابط الا أنه رفض الاذعان وقاوم وجلس على الأرض وأخرج علبة مقفلة من جيبه فاضطرا الى انتزاعها منه عنوة واحتفظا بها حتى قدماها لضابط البوليس فتبين أن بها مخدرا مما مفاده ان اقتياد المتهم بالظروف التى وقع فيها كان فقط بقصد تفتيشه بمخفر البوليس تنفيذا لأمر النيابة لجهل الضابط مكان وجوده وقتئذ ، فان تفتيشه بمعرفة الضابط وضبط المخدر فى أمتعته لا يكون باطلا لأن الاكراه الذى وقع عليه انما كان بالقدر اللازم لوضع ضابط البوليس يده عليه لتفتيشه ولأن انتزاع العلبة منه بمعرفة المخبرين لم يكن الا من مستلزمات الامساك به واقتياده الى الضابط ، فلهما الوقوف فى تلك الظروف على حقيقة ما أخرجه من جيبه فى حضرتهما ، فاذا كان قصده الاحتفاظ به معه فأخذه منه يكون من مستلزمات اقتياده الى الضابط وان كان قصده التخلى عنه فهذا منه ترك لكل حق له فيه . واذن فان الحكم المطعون فيه اذ قضى ببطلان التفتيش واستبعاد الدليل المستمد منه يكون مخطئا .
Résumé (Français)
COUR DE CASSATION CHAMBRE CRIMINELLE 11-10-1948 MM. Sayed Moustapha Pacha (Prés.) ; Ahmed Ali Allouba Bey, Ahmed Fahmi Ibrahim Bey, Fahim Ibrahim Awad Bey et El Saïd Ramadan Bey (C.C.). Perquisition — L'ordre de perquisition émanant du parquet ne permet l'arrestation qu'en cas d'insoumission ou de résistance — L'officier charge les indicateurs de rechercher et d'amener l'inculpé dont la perquisition est requise —Cette perquisition est régulière et n'est pas annulée par la violence exercée contre l'inculpé pour l'amener malgré lui. Quoique l'ordre du parquet de perquisitionner sur la personne du prévenu n'autorise pas, en principe, son arrestation, il n'en demeure pas moins que, s'il refuse de se soumettre à l'exécution ou s'il manifeste de la résistance, il appartient à celui qui procède à la perquisition de recourir à tous les moyens pour l'y contraindre afin de remplir sa tâche. Or, il est constant d'après le jugement dont pourvoi que l'officier, après avoir reçu l'ordre de perquisition du parquet, envoya deux policiers rechercher l'inculpé au marché où il faisait sa tournée pour le lui amener et exécuter la perquisition. Quand ils le trouvèrent, ils lui demandèrent de les accompagner au poste de police où se trouvait l'officier. L'inculpé refusa de se soumettre, résista, s'assit par terre et sortit de sa poche une boîte fermée, les policiers se virent dans l'obligation de la lui arracher par force et la gardèrent jusqu'à ce qu'ils la présentèrent à l'officier qui constata qu'elle renfermait une matière stupéfiante. Il en découle que l'inculpé a été ainsi traité dans le seul but de le fouiller au poste de police sur l'ordre du parquet, l'officier ignorant l'endroit où il se trouvait à ce moment là. La perquisition opérée sur la personne de l'inculpé par l'officier et la saisie du stupéfiant dans ses effets ne sont pas nulles; car la violence subie par lui n'a été pratiquée que dans la mesure nécessaire pour permettre à l'officier de police de l'arrêter aux fins de le fouiller et que le fait par les agents d'arracher la boîte des mains de l'inculpé était indispensable pour s'emparer de lui et le conduire à l'officier. Ils ont en pareilles circonstances le droit de connaître la réalité de ce que l'inculpé a sorti de sa poche en leur présence. Si son intention était de conserver cet objet par devers lui, le fait de le lui retirer s'imposait pour le conduire à l'officier. Si son intention, par contre était de se débarrasser de cet objet, ceci constitue de sa part une renonciation à tout droit sur lui. A donc erré le jugement dont pourvoi pour avoir ordonné la nullité de la perquisition et le rejet de la preuve qui en a été retirée.
صور الصفحات ٨٦–٨٦ من أصل المجلد المطبوع سنة 1950

