(١) مسئولية مدنية . مسئولية السيد . مسئولية مالك الحيوان . أساس المسئولية . (١٥٢ ، ١٥٣ مدنى) (٢) حق الدفاع . طلب التأجيل لاعلان شهود . رفضه مع بيان الأسباب . (٣) تضمينات . ضرر أدبى . تعويض والد عن فقد ولده .
- المحكمة
- محكمة النقض والابرام — الدائرة الجنائية
- التاريخ
- ٧ — ١١ — ١٩٣٢
- المواد
- المادتان ١٥٢ و١٥٣ من القانون المدنى؛ المادة ١/٢٣١ من قانون العقوبات (فى الوقائع)
المبادئ المستخلصة
١ — اذا سلم السيد فرسه الى خادمه ، وهو صبى فى الرابعة عشرة من عمره ، مع علمه بأن الفرس حيوان قد يكون خطرا اذا خرج عن طوره ، ومع علمه بأن زمام الفرس مأخوذ بحبل واه لا يصح اتخاذه أداة لاقتيادها ، فجمحت الفرس ودهمت طفلا كان مع والدته فى غيطها بعيدا عن طريق الفرس ، فأصابته وقتلته ، كان السيد مسئولا عن الحادث ، لسوء اختياره لخادمه ، ولتقصيره فى رقابته ، إذ ترك فرسه فى رعاية صبى لا يحسن من أمرها شيئا ، ولم يجهزها بأداة تكبح جماحها وتمكن قائدها من السيطرة عليها فلا يقبل منه القول بأن الفرس بطبيعتها سهلة الانقياد ، غير شرسة الطباع ، وأنها فى ملكه منذ عدة سنوات ، لم تجمح ولم تجفل ولم تؤذ أحدا من الناس، وأن جموحها يوم الحادثة كان حادثا قهريا غير منتظر ، ولم يكن فى وسعه أن يتنبأ به . ٢ — اذا رفضت المحكمة طلب التأجيل لاعلان شهود المتهم ، وذكرت فى حكمها الأسباب التى بنى عليها هذا الرفض ، فلا محل للادعاء بالإخلال بحرية الدفاع . ٣ — ان المعول عليه لدى جمهرة علماء القانون أن الضرر المادى والضرر الأدبى سيان فى إيجاب التعويض لمن أصابه شىء منهما ، واذا كان الضرر الأدبى متعذر التقويم خلافا للضرر المادى ، فكلاهما خاضع فى التقدير لسلطان المحكمة ، فمتى رأت أن الضرر الأدبى يمكن تعويضه بقدر معين من المال وجب الأذعان لرأيها ، إذ لا شك فى أن التعويض المادى — مهما قيل من تعذر الموازنة بينه وبين الضرر الأدبى — يساعد ولو بقدر على تخفيف الألم عن نفس المضرور . وتعويض الوالد عن فقد ولده لا يعتبر تعويضا عن ضرر محتمل الحصول فى المستقبل ، وانما هو تعويض لما سببه له هذا الحادث من اللوعة بفقد ولده (٦)
Résumé (Français)
COUR DE CASSATION CHAMBRE CRIMINELLE 7-11-1932 MM. Abdel Aziz Fahmy Pacha (Prés.) ; Mohammad Labib Attiah Bey, Zaky Berzi Bey, Mohammad Fahmy Hussein Bey, Ahmad Amin Bey (C.C.). I. Responsabilité civile — Responsabilité du maître — Responsabilité du propriétaire de l'animal — Fondement de la responsabilité. (Art. 152 et 153 du C.C.) II. Droit de la défense — Demande de renvoi pour citer des témoins — Refus avec indication des motifs. III. Dommages-intérêts — Préjudice moral — Indemnité du père pour la perte de son fils. I. Si un maître confie sa jument à son domestique—un garçon âgé de quatorze ans—tout en sachant que cette jument est une bête qui peut devenir dangereuse dans un moment d'emportement, et qu'elle avait pour toute bride une corde mince tout à fait insuffisante pour la conduire; et si, prenant le mors aux dents, cette jument écrase un enfant qui se trouvait avec sa mère dans un champ loin de la voie publique et le tue; le maître de la jument est responsable de l'accident, pour le mauvais choix qu'il a fait de son domestique et pour sa négligence à le surveiller, étant donné qu'il a laissé sa jument entre les mains d'un garçon inexpérimenté qui ne sait comment la tenir, sans prendre la précaution de la munir d'une bride qui permette de la retenir et de la dominer. Le maître ne sera donc pas admis à soutenir que sa jument est d'une nature facile à conduire, qu'elle n'est pas rétive, qu'il la possède depuis plusieurs années sans qu'elle se soit jamais emportée ni fait de mal à personne, et que son emportement le jour de l'accident était un cas de force majeure, imprévu et impossible à prévoir. II. Lorsque le tribunal, en refusant la demande de renvoi faite en vue de citer les témoins de l'inculpé, indique dans son jugement les motifs sur lesquels il a basé son refus, on ne saurait prétendre qu'il y a eu atteinte à la liberté de la défense. III. Les jurisconsultes admettent généralement que le dommage matériel et le dommage moral, à titre égal, donnent lieu à réparation au profit de la victime. Si, contrairement au dommage matériel, le dommage moral est impossible à évaluer ils sont néanmoins tous les deux soumis en matière d'appréciation au pouvoir du tribunal. En conséquence, lorsque le tribunal estime que le préjudice moral peut être réparé par une somme d'argent déterminée, il faut s'incliner devant son opinion, car il n'y a aucun doute que la réparation matérielle—malgré la thèse qui soutient qu'aucune comparaison ne peut être faite entre le préjudice moral et le préjudice matériel—aide ne serait-ce qu'en partie à alléger la douleur de celui qui a subi le préjudice. L'indemnité accordée au père pour la perte de son enfant ne doit pas être considérée comme la réparation d'un préjudice futur éventuel, mais comme la réparation de la douleur que lui a causé l'accident par la perte de son enfant.(6) (6) V. Note 6. p. 10 (arabe).
صور الصفحات ١٠٥–١٠٦ من أصل المجلد المطبوع سنة 1933

