١ ـ وصية . قانون الوصية رقم ٧١ لسنة ١٩٤٦ . لا يسرى على ما صدر قبل هذا التاريخ . ٢ ـ طعن بالنقض . تقديم الخصم أمام المحكمة الاستئنافية صورة شمسية لعقد بيع عرفى . استبعاد المحكمة لهذه الورقة . لعدم حجيتها . تقديم أصل الورقة لمحكمة النقض . لا يقبل . ٣ ـ اثبات فى المواد المدنية . أقوال الشهود فى دعوى أخرى . حق المحكمة فى تقديرها . ٤ ـ عقد بيع منجز مسجل . الاتفاق على بقاء العين تحت يد البائع . حق المحكمة فى تكييف هذا التصرف .
- العدد
- العدد العاشر
- المحكمة
- محكمة النقض — الدائرة المدنية
- التاريخ
- ٢٩ — ٤ — ١٩٤٨
- المواد
- المادة ٢٧ من الدستور؛ قانون الوصية رقم ٧١ لسنة ١٩٤٦
المبادئ المستخلصة
١ ـ ان المادة ٢٧ من الدستور تنص على انه «لاتجرى أحكام القوانين الا على ما يقع من تاريخ نفاذها ولايترتب عليها أثر فيما وقع قبله مالم ينص على خلاف ذلك بنص خاص » ومادام عقد البيع الذى رأى فيه الحكم وصية مستورة لم ينشأ فى ظل قانون الوصية رقم ٧١ لسنة ١٩٤٦ فلا تسرى عليه أحكام هذا القانون الذى لم ينص فيه على انسحاب أحكامه على الماضى . ولا عبرة بما يتمسك به الطاعنان من أن المنازعة فى هذا العقد كانت لا تزال قائمة وقت صدور قانون الوصية لأن المنازعات فى معنى هذا القانون هى المتعلقة بالوصايا الصادرة تحت سلطانه دون الوصايا التى تكون صدرت من قبل . ٢ ـ اذا قدم الطاعن أمام محكمة الاستئناف صورة شمسية من عقد بيع عرفى ورأت فيه المحكمة المذكورة انه وصية مستورة ولم تأخذ المحكمة بتلك الصورة الشمسية لان العقد الأصلى لم يقدم ولان القانون لايوجب على القاضى أن يعتبر فى الدعوى بورقة هذه حالتها فلا يكون الحكم اذ استبعدها قد خالف القانون . ولا يجدى الطاعن تقديم أصل هذه الورقة بعد ذلك الى محكمة النقض لانه لا يقبل تقديم مستندات جديدة فى الطعن لم تكن من قبل تحت نظر محكمة الموضوع ٣ ـ لا تثريب على محكمة الموضوع فى تكوين عقيدتها من أقوال شهود سمعوا فى قضية أخرى ان هى أخذت بهذه الاقوال كقرينة وكان الاثبات فى الدعوى مما يجوز فيه قبول القرائن . ٤ ـ ان قضاء محكمة النقض لم يضع قاعدة مقتضاها أن الاتفاق بين البائع والمشترى على بقاء العين تحت يد البائع لا يستفاد منه فى كل الاحوال أن العقد وصية بل أن هذا القضاء جعل العبرة فى تعرف طبيعة التصرف بقصد المتعاقدين على ما يستخلص من الملابسات وظروف الحال .
Résumé (Français)
MM. Mohamed el Moufti el Gazayerli Bey (Prés.) ; Soliman Hafez Bey, Mohamed Sadek Fahmi Bey, Ahmed Helmi Bey et Abdel Réhim Ghoneim Bey (C.C.). I.—Testament — La Loi No. 71 de 1946 sur le testament ne s'applique pas aux dispositions antérieures à sa promulgation. II.—Pourvoi en cassation — La partie adverse produit la photographie d'un acte sous-seing privé devant la Cour d'appel — La Cour écarte la pièce comme dénuée de toute force probante — La production ultérieure de l'original devant la Cour de Cassation est irrecevable. III.—Preuve en matière civile — Déclarations des témoins recueillies dans un autre procès — Le tribunal apprécie souverainement leur pertinence dans le procès actuel. IV.—Contrat de vente pur et simple, transcrit — Les parties conviennent de laisser le bien vendu en la possession du vendeur — Il appartient au tribunal de qualifier cette disposition. I.—L'article 27 de la Constitution est ainsi conçu : “la loi ne dispose que pour l'avenir; elle n'a point d'effet rétroactif, sauf dans les cas prévus par une disposition spéciale”. Dès lors, étant donné que le contrat de vente qualifié de testament par le jugement d'appel, est antérieur à la Loi No. 71 de 1946 sur le testament, laquelle n'a point d'effet rétroactif, il en résulte que les dispositions de cette loi ne sont pas applicables au dit contrat. L'argument avancé par les demandeurs en cassation suivant lequel la contestation relative à ce contrat était encore pendante lors de la promulgation de la loi sur le testament, n'influe pas sur cette thèse. En effet, cette loi vise seulement les contestations relatives aux testaments postérieurs, à l'exclusion de ceux qui sont antérieurs à sa promulgation. II.—Le demandeur en cassation a produit la photographie d'un acte de vente sous seing privé devant la Cour d'appel. La Cour ayant estimé que le contrat dissimule un testament, a écarté la pièce comme dénuée de toute force probante pour le motif que l'original n'a pas été produit et que la loi n'impose pas au juge l'admission d'une telle pièce comme preuve. Dans ces conditions, le jugement attaqué n'a point enfreint la loi et la production ultérieure de l'original devant la Cour de Cassation ne saurait profiter au demandeur en cassation. Il n'est pas admissible, en effet, d'appuyer le pourvoi sur des pièces qui n'étaient pas soumises au tribunal du fond. III.—Le tribunal du fond forme sa conviction sur des déclarations de témoins recueillies dans un autre procès. Il n'y a rien à lui reprocher de ce fait, du moment qu'il les a admises dans le procès actuel à titre de présomption et que la preuve par présomption est admissible dans ce procès. IV.—La jurisprudence de la Cour de Cassation n'a pas posé comme règle générale que la convention entre le vendeur et l'acheteur de laisser le bien vendu en la possession du premier ne présume pas dans tous les cas, que le contrat déguise un testament. Au contraire, cette jurisprudence prend en considération l'intention des parties telle qu'elle résulte des circonstances et des contingences relatives à cette convention pour lui donner sa vraie qualification.
صور الصفحات ٧٥٣–٧٥٤ من أصل المجلد المطبوع سنة 1949

