١ ـ اثبات فى المواد التجارية . دفاتر تجارية . تقرير المحكمة عدم حجية الدفاتر الا بقدر ما يؤيدها من أوراق أخرى . لا يستفيد من قدمها بهذا القيد . ٢ ـ اثبات فى المواد التجارية . دفاتر تجارية . عدم استيفائها للشروط القانونية . اعتبارها حجة على من قدمها .
- العدد
- العدد التاسع
- المحكمة
- محكمة النقض — الدائرة المدنية
- التاريخ
- ٨ – ٤ – ١٩٤٨
- المواد
- المادة ١٤ من قانون التجارة
المبادئ المستخلصة
١ ـ لما كان المدعى ، اذ أقام دعواه انما استدل عليها بدفاتر المحل المشترك بينه وبين شريكه الذى كان ينازع فى حجية هذه الدفاتر وفصلت المحكمة فى مدى هذه الحجية وقالت أن الدفاتر لا يعول عليها الا بقدر ماتؤيدها من أوراق أخرى ، فان قضاءها انما يحتج به ويفيد منه من نازع فى حجية الدفاتر أما من أقام دعواه على أساسها فليس له أن يفيد من هذا القضاء دفعا لمؤاخذته بما هو ثابت بها . ٢ ـ لا قصور على المحكمة اذا كانت قد اعتبرت الدفاتر حجة على من قدمها دون أن تتحرى استيفاءها الشروط المقررة فى المادة ١٤ من قانون التجارة ، متى كانت هى قد أثبتت فى حكمها أنه هو الذى قدم الدفاتر واتخذها أساسا لدعواه .
Résumé (Français)
MM. Mohamed el Moufti el Gazayerli Bey (V.-Prés.); Soliman Hafez Bey, Moustapha Méréi Bey, Ahmed Helmi Bey et Abdel Réhim Ghoneim Bey (C.C.). I.—Preuve en matière commerciale — Le tribunal décide que les livres de commerce ne peuvent être admis comme moyen de preuve que dans la mesure où leurs énonciations sont confirmées par d'autres pièces justificatives — Cette restriction ne profite pas à celui qui les a produits. II.—Preuve en matière commerciale — Les livres de commerce font toujours foi contre celui qui les présente, même lorsqu'ils sont irrégulièrement tenus. I.—En introduisant son action, le demandeur a invoqué les livres du fonds de commerce dont il est copropriétaire avec son associé qui contestait leur force probante. Statuant sur la portée de celle-ci, le tribunal a décidé que ces livres ne peuvent être admis comme moyen de preuve que dans la mesure où leurs énonciations sont confirmées par d'autres pièces justificatives. Il en résulte que le plaideur qui a contesté la force probante de ces livres, peut seul se prévaloir de cette décision, tandis que la partie dont la cause est basée sur ces livres ne peut en tirer avantage pour se défendre contre ce qu'ils contiennent de contraire à sa prétention. II.—Le tribunal n'est point reprochable pour avoir admis les livres de commerce comme moyen de preuve contre la partie qui les a produits, même sans rechercher si les formalités prescrites par l'article 14 du Code de Commerce ont été observées. Il faut, toutefois, que le tribunal fasse ressortir dans son jugement que c'est cette partie qui a produit les livres litigieux et en a fait la base de son action.
صور الصفحات ٦٨٢–٦٨٥ من أصل المجلد المطبوع سنة 1949

