١ – مسئوليته : مسئولية مصلحة السكة الحديد عن حوادث المزلقانات . أساسها ، ما أوجبته على نفسها من تعيين حراس للمزلقانات . مسئولية حارس المزلقان . أساسها اهماله . تطبيق المادتين ٢٣٨ ، ٢٤٤ عقوبات . ٢ – مسئولية : تعويض . ثبوت مسئولية المتهم . حق محكمة الموضوع فى تقدير التعويض الذى تراه .
- العدد
- العدد الثانى
- المحكمة
- محكمة النقض — الدائرة الجنائية
- التاريخ
- ١٠ – ١١ – ١٩٤٧
- المواد
- م ١٦ من لائحة السكة الحديد الصادرة سنة ١٩٢٦؛ م ٢٣٨ و٢٤٤ عقوبات؛ م ١٥٢ مدنى
المبادئ المستخلصة
(١) تقضى المادة ١٦ من لائحة السكة الحديد الصادرة فى سنة ١٩٢٦ بأنه لا يجوز اجتياز خطوط السكة الحديدية بالمجازات السطحية ( المزلقانات ) عمومية كانت أو خصوصية أو ترك الحيوانات تجتازها عند اقتراب مرور القطارات أو القاطرات أو عربات المصلحة ورتبت على مخالفة ذلك جزاء . وانه وان كان مفهوماً من هذا النص أن المصلحة فى الأصل غير مكلفة بأن تقيم حراساً على المجازات لدفع الخطر عن المارة من قطاراتها إلا أنها إذا أقامت حراساً بالفعل عهدت اليها اقفالها كلما كان هناك خطر عليهم من اجتيازها وفتحها حيث لا خطر وأصبح ذلك مفهوماً للناس ، فقد حق لهم أن يعولوا على ما أوجبته على نفسها من ذلك وأن يعتبروا ترك المجاز مفتوحاً ايذاناً بالمرور وبعدم وجود الخطر . فاذا ترك الحارس عمله وأبقى المجاز مفتوحا حيث كان ينبغى أن يقفل وجب اعتباره متخلياً عن واجب فرضه على نفسه ومن ثم فعمله هذا إهمال بالمعنى الوارد فى المادتين ٢٣٨ ، ٢٤٤ من قانون العقوبات وتكون مصلحة السكة الحديد مسئولة عما ينشأ من الضرر للغير من فعل تابعها على ما قضت به المادة ١٥٢ من القانون المدنى . (٢) متى اثبتت محكمة الموضوع وقوع الضرر ومسئولية الطاعنة عنه جاز لها أن تقدر التعويض الذى تراه بنفسها ولا يتحتم عليها أن تستعين بخبير فى كل الأحوال إذا هى لم تر الاستعانة وتقديرها موضوعى لا شأن لمحكمة النقض به .
Résumé (Français)
I.—Responsabilité — La responsabilité de l'Administration des Chemins de fer en raison des accidents causés par des passages à niveau — Fondement — L'obligation assumée par l'Administration d'affecter des gardiens à ces passages — La responsabilité de ces gardiens est fondée sur leur négligence — Application des articles 238 et 244 du C.P. II.—Responsabilité — Réparation — Si le tribunal du fond établit la responsabilité du prévenu, il peut évaluer le montant de la réparation selon sa propre appréciation. I.—Aux termes de l'article 16 de l'arrêté de 1926 sur la police des Chemins de fer : " Il est défendu, aux passages à niveau, publics ou privés, de traverser la voie ferrée ou de la laisser traverser par des animaux à l'approche des trains, locomotives ou autres véhicules du service des chemins de fer ". Toute infraction à cette disposition est sanctionnée d'une peine. Bien qu'il résulte de cette disposition qu'en principe l'Administration n'est pas tenue d'affecter des gardiens à ces passages pour prévenir le danger de traverser la voie à l'approche des trains, néanmoins, en désignant effectivement des gardiens auxquels elle a confié la fermeture de ces passages en cas de danger et leur ouverture hors ce cas, l'Administration a habitué le public à croire à la présence de ces gardiens. Ce public a donc le droit de compter toujours sur l'obligation assumée par l'Administration et de croire que lorsque le passage est ouvert, il est permis de traverser la voie et il n'y a pas de danger. Si donc, le gardien abandonne son travail et laisse le passage à niveau ouvert au moment où il devait être fermé, il est considéré comme s'étant abstenu de faire son devoir. Il aura ainsi commis la négligence prévue aux articles 238 et 244 du Code pénal. Dès lors, l'Administration des Chemins de fer est responsable, aux termes de l'article 152 C.C., du dommage causé pas l'un de ses préposés. II.—Lorsque le tribunal du fond établit l'existence du préjudice et la responsabilité de la demanderesse, il a le droit d'évaluer le montant du préjudice selon sa propre appréciation. Il n'est pas tenu en tous cas d'appeler un expert là où il juge qu'il n'en a pas besoin. Dans ce cas, son appréciation pose une question de fond dont le contrôle échappe à la Cour Suprême.
صور الصفحات ٢٢٠–٢٢٢ من أصل المجلد المطبوع سنة 1949

