١ — دعوى صحة التوقيع . ماهيتها . حدود سلطة القاضى أثناء نظرها . ٢ — دعوى صحة التوقيع . رفعها عن عقد باطل لسبب ما . جوازها . سببه . تحقق المصلحة . صورها . ٣ — تسجيل . أثره . نقل الملكية . شرط ذلك . كون العقد من طبيعته نقل الملكية .
- العدد
- العدد الخامس
- المحكمة
- محكمة شبين الكوم الجزئية — الجلسة المدنية والتجارية
- التاريخ
- ٢٥ — ١١ — ١٩٣٥
- المواد
- المادة ٢٥١ مرافعات ؛ القانون رقم ١٨ لسنة ١٩٢٣
المبادئ المستخلصة
١ — إن مهمة قاضى دعوى صحة التوقيع تنحصر فى بحث ما إذا كان المنسوب صدور العقد منه قد وقع عليه فعلا أم لا بصرف النظر عن ماهية هذا العقد . وهل هو عقد بيع أم هبة أم وصية . وهل هو عقد بيع وفائى أو رهن حيازى أم أنه باطل من هذه الوجهة إذ أن هذا البحث الأخير انما موضوعه دعوى الملكية أو دعوى صحة ونفاذ العقد . ٢ — لا محل للقول بعدم جواز الحكم بصحة التوقيع على عقد لصدوره فى مرض الموت أو لأى سبب آخر اعتمادا على أن لا مصلحة فى ذلك إذ المصلحة محققة فى هذه الصورة لأن من صدر لصالحه أو لصالح مورثه عقد له مصلحة فى أن يحصل على حكم بصحة التوقيع عليه خشية أن يحيط بمن صدر منه العقد من المؤثرات ما قد يحمله على انكار توقيعه أو الطعن فيه بالتزوير أو خشية أن يموت الموقع على العقد والورثة يجهلون صحة توقيعه أو لأى سبب آخر ولذلك جاءت المادة ٢٥١ مرافعات مقررة لهذا الحق فى شكل دعوى أصلية . كما أنه قد يكون لمن صدر اليه العقد الباطل مصلحة فى طلب الحكم بصحة التوقيع عليه إذ قد يجيزه الورثة فينفذ أو يجيزه بعضهم فينفذ فى حقه أو قد يقتضى الرجوع على اشخاص معينين بتعويضات مترتبة على هذا البطلان إذا ما ثبت صحة التوقيع عليه . ٣ — لم يكن التسجيل فى وقت من الأوقات المظهر القانونى لانتقال الملكية وكل ما هنالك أنه بعد صدور القانون رقم ١٨ لسنة ١٩٢٣ أصبح التسجيل شرطا لازما لنقل الملكية ولكن العكس غير صحيح أى انه ليس كل تسجيل ناقلا للملكية فتسجيل العقد غير الناقل للملكية لا يقتضى نقلها ولا يكسب العقد قوة غير قوته ولا يغير من طبيعته إن كان هبة أو وصية نافذا أو غير نافذ أو نافذا فى جزء منه — صحيحا أو باطلا .
Résumé (Français)
M. Aref Mohammad (J.). I.—Action provocatoire — Nature — Limites des pouvoirs du juge à son égard. II.—Action provocatoire — Touchant un acte nul pour une cause quelconque — Recevable — Motif— Existence d'un intérêt — Cas. III.—Transcription — Effet — Transfert de la propriété — Condition — Que l'acte soit, de par sa nature, translatif de la propriété. I.—Le rôle du magistrat saisi d'une action provocatoire, consiste, uniquement, à rechercher si celui, à qui l'acte est attribué, l'a effectivement signé ou non, abstraction faite de la nature de cet acte, suivant qu'il constitue une vente, une donation, ou un legs, une vente à réméré ou un gage déguisé, nul de ce chef. Car, cet examen relève de l'action relative à la propriété, ou de celle relative à la validité de l'acte (26). II.—On est mal venu de soutenir, qu'il ne peut être statué sur la sincérité de la signature d'un acte, parce qu'il aurait été passé dans la dernière maladie ou pour tout autre motif, sous prétexte qu'il n'y aurait aucun intérêt à ce faire. Car celui au profit duquel, ou de l'auteur duquel un acte a été passé, a un intérêt certain à obtenir un jugement établissant la sincérité de la signature qui y est apposée, de crainte que celui à qui cet acte est attribué, ne soit tenté de la dénier ou de l'attaquer de faux, ou de crainte qu'il ne décède, laissant des héritiers qui ignorent sa signature, ou pour toute autre considération. Aussi l'art. 251, C.Pr.C. consacre-t-il ce droit, sous la forme d'une action principale. Comme aussi, le bénéficiaire de l'acte nul peut avoir un intérêt à établir la sincérité de la signature y apposée, pour le cas où tous ou quelques-uns des héritiers de son signataire viendraient à l'approuver, ce qui aurait pour conséquence qu'il sorte à effet, soit d'une manière absolue soit seulement à l'égard de ceux qui l'ont approuvé. Cet intérêt peut encore consister, la signature ayant été reconnue sincère, à recourir contre certaines personnes déterminées, en dommages-intérêts, du chef de la nullité de l'acte (27). III.—A aucun moment la transcription n'a été une manifestation légale du transfert de la propriété. Tout au plus, est-elle devenue, depuis la loi No. 18 de 1923, une condition indispensable à ce transfert. Mais le contraire n'est pas exact, en ce sens que toute transcription n'est pas nécessairement translative de la propriété. Ainsi, la transcription d'un acte, qui n'est pas translatif de la propriété, n'entraîne pas ce transfert, pas plus qu'elle ne lui donne plus de force qu'il n'en avait. Elle n'en change pas la nature, suivant qu'il constitue une donation, ou un legs, ni la portée, suivant qu'il est valide ou non, en tout ou en partie. (26) Trib. 1ère Inst. Assiout 21-12-1933 (B. O. 35/8/190). (27) Appel Caire 24-1-1935 (Al Mohamah 15/9/293).
صور الصفحات ٤٤٧–٤٥٧ من أصل المجلد المطبوع سنة 1937

