بيع . بيع الشريك على الشيوع جزءا مفرزا . بطلانه .
- العدد
- العدد الرابع
- المحكمة
- محكمة استئناف مصر
- التاريخ
- ٢٩ — ١٢ — ١٩٣٦
- المواد
- المادة ٢٧١ من القانون المدنى
المبادئ المستخلصة
انه وان اختلف الفقه والقضاء فى حكم بيع الشريك جزءا مفرزا من مال مشاع هل يقع صحيحا فى حصة البائع منـه وباطلا فى حصص شركائه ام يقع موقوفا على نتيجة القسمة بين جميع الشركاء إلا أن الأوفق هو الأخذ بالرأى القائل بالبطلان لموافقته لروح القانون ولمـا يرتجيه المشترى من الانتفاع بمـا اشتراه فمن الناحية الأولى قد جاء بالمـادة ٢٧١ من القانون المدنى أن تسليم المبيع هو وضعه تحت تصرف المشترى بحيث يمكن وضع يده عليـه والانتفاع به بدون مانع ولأن المشترى قصد من دفعه الثمن أن يستلم المبيع خالصا فى الحال . أما القول بتعليق هذا الانتفاع على نتيجة القسمة أن صادف المشترى الحظ ووقعت العين المبيعة فى نصيب البائع صح البيع وتم له وضع اليد والانتفاع وإلا فلا ، قول لا يرتكز على أساس صحيح خصوصا اذا لوحظ ما تطلبه دعوى القسمة من الوقت فى بعض الأحيان وفى أثنائه يكون ثمن المبيع مدفوعا من المشترى بينما هو محروم من الانتفاع بالمبيع .
Résumé (Français)
M.M. Soleyman El Sayed Soleyman Bey, Amin Zaki Bey, Mohammad Zaky Aly Bey (C.C.) Vente—Vente par le copropriétaire indivis d'une partie divise et délimitée—Nulle. Encore que la doctrine soit divisée sur la question de savoir, si la vente par le copropriétaire indivis d'une partie divise et délimitée peut être tenue pour valable, touchant la part du vendeur, et nulle, touchant celle des autres copropriétaires,ou si elle demeure suspendue jusqu'au résultat du partage entre tous les copropriétaires, toujours est-il, qu'il convient mieux d'adopter l'opinion, suivant laquelle, la vente est nulle comme étant contraire à l'esprit de la loi, et incompatible avec l'intention de l'acheteur, quant à la jouissance du bien vendu. Car, d'une part l'art. 271 C.C. dispose, que la délivrance consiste dans la mise de la chose vendue, à la disposition de l'acheteur, de façon à ce qu'il en puisse prendre possession et en jouir sans obstacle. D'autre part, en payant le prix, l'acheteur entend prendre, immédiatement et librement, possession de la chose vendue. Vouloir subordonner ce droit à la jouissance, au résultat du partage, et soutenir que si l'acheteur a la chance de voir le bien à lui vendu, échoir dans le lot de son vendeur, alors la vente deviendra valable, et il pourra désormais prendre possession du bien vendu et en jouir, autrement non, n'est point juridique. Cela devient plus évident, encore, quand on considère, que l'action en partage peut durer longtemps, cependant que l'acheteur aura payé le prix et demeurera privé de la jouissance du bien vendu (14). (14) Appel 8-11-1893 (Al Hokouk 8 p. 339). Appel 14-4-1896 (Al Hokouk 12 p. 126). Beni-Souef 11-1-1923 (Al Mohamah 4/3/188) Appel Caire 18 2-1932 (B. O. 33/9/167) et la Note y jointe. Comparer Appel 31-12-1905 (Al Istiklal 5 p. 252). Appel 7-4-1924 (B. O. 26/8/87).
صور الصفحات ٣٦٢–٣٦٣ من أصل المجلد المطبوع سنة 1937

