مواريث . قوانين المواريث . تطبيقها على ما يخلفه المورث من الملك حين وفاته . تصرفات المورث فى أملاكه حال حياته تحايلا على قوانين الميراث : اعتبارها صحيحة مالم تكن مشوبة بوجه من أوجه البطلان .
- العدد
- العدد العاشر
- المحكمة
- محكمة استئناف أسيوط
- التاريخ
- ١٠ — ٣ — ١٩٣٥
المبادئ المستخلصة
إن التحايل على قوانين المواريث لا يكون سببا لإبطال العقود غير المشوبة فى ذاتها بوجه من أوجه البطلان لأن قوانين المواريث لا تطبق إلا على ما يخلفه المتوفى من الأملاك حين وفاته أما ما يكون قد خرج من ملكه حال حياته بسبب من أسباب التصرفات القانونية فلا حق للورثة فيه ولا سبيل لهم إليه ولو كان المورث قد قصد حرمانهم أو إنقاص أنصبتهم وهذا هو الحال فى الوقف والهبة والوصية والبيع ، والشريعة الإسلامية ، التى تطبق أحكامها على مسائل المواريث — لا تتعرض مطلقا لتصرفات الصحيح الكامل الأهلية ولو أدت إلى تعديل أنصبة ورثته عما تكون لو لم تقع تلك التصرفات فطالما كان الإنسان سليما غير محجور عليه فلا سبيل إلى نقض تصرفاته ولا تقييدها ولا يبدأ التقييد إلا ابتداء من مرض الموت إذ هنا فقط يتعلق حق الورثة بأملاك مورثهم على اعتبار أنها أصبحت غير لازمة له فى حياته ولذلك اتخذ الفقهاء مقياسا لصحة تصرفات المريض وبطلانها مراعاة احتياجاته الدينية والدنيوية فللأولى أجازوا له الوصية تقربا إلى الله تعالى وفى الثانية سهلوا له المعاملات مع الأجانب وتشددوا معه فى تعامله مع الورثة ، أما التسهيل مع الأجانب فلانتفاء الشبهة ولاقتضاء الضرورة وأما التشديد مع الورثة فلوجود الشبهة ولانتفاء الضرورة بإمكان الاستغناء عن التعامل مع الورثة بالتعامل مع الأجانب .
Résumé (Français)
MM. Etriby Abou El Ezz Bey (Prés.); Ahmad Mohammad Hassan Bey, Abdel Latif Ghorbal Bey (C.C.). Successions — Lois sur les successions — Application de ces lois aux biens laissés par le de cujus lors de son décès — Le fait de détourner les prescriptions des lois sur les successions — N'est pas un motif d'annulation d'actes de disposition non entachés d'aucune nullité. Le fait de détourner les prescriptions des lois sur les successions n'est pas un motif d'annulation d'actes non entachés d'aucune nullité, car les lois sur les successions ne sont applicables qu'aux biens laissés par le de cujus lors de son décès. Quant aux biens qui ont cessé de faire partie de son patrimoine de son vivant par un acte de disposition conforme à la loi, les héritiers n'ont aucun droit ni aucun moyen d'attaquer un tel acte, même si le de cujus a eu l'intention de les priver de la succession ou de réduire leurs quotes-parts, tel le cas en matière des wakfs, de donations, de legs et de vente. Le droit musulman dont les dispositions s'appliquent en matière de successions admet les actes de dispositions émanant d'une personne saine et entièrement capable, même s'il en résulte une modification des quotes-parts des héritiers. Et tant que la personne est saine et n'est pas interdit, il n'y a pas moyen pour annuler ses actes de disposition ni de faire aucune restriction à l'égard de ces actes. Cette restriction ne commence qu'à partir de la dernière maladie, car ce n'est qu'à partir de ce moment que naissent les droits des héritiers et se rattachent au patrimoine du malade qui ne sera plus considéré comme indispensable pour les besoins de sa vie. Les jurisconsultes du droit musulman ont adopté un critérium pour distinguer les actes valables des actes nuls conclus pendant la dernière maladie. Ce critérium consiste dans le fait de tenir compte de besoins religieux du malade et de besoins de sa vie à partir de cette maladie. Pour satisfaire ses besoins religieux, ils ont autorisé le malade à leguer par testament pour assurer le salut de son âme. Pour les besoins de sa vie, ils ont facilité ses relations avec les tiers, en se montrant plus sevères à l'égard de ses relations avec les héritiers. La facilité à l'égard de ses rapports avec les tiers est fondée sur l'absence de suspicion et est exigée par la nécessité, tandis que la sévérité montrée à l'égard de ses rapports avec les héritiers a pour cause leur caractère suspect et l'absence de nécessité. Le malade pourrait s'en passer en les remplaçant par ses rapports avec les tiers.
صور الصفحات ٨٧٠–٨٧٣ من أصل المجلد المطبوع سنة 1936

