(١) عقد . سببه . اغفال ذكره . أثره . (٢) إرث . أحكامه . من النظام العام . الاتفاق على ما يخالفها . باطل بطلانا مطلقا . (المادة ٢٦٣ مدنى) (٣) هبة . هبة المنقول . حصولها بغير عقد رسمى . متى يجوز ؟ (٤) هبة . هبة الديون . حصولها بغير عقد رسمى . متى يجوز ؟ (٥) هبة . هبة الدين . تعهد بدين . تسلم التعهد للوهوب له . هبة باطلة .
- العدد
- العدد السادس
- المحكمة
- محكمة طنطا الابتدائية
- التاريخ
- ٣ — ٧ — ١٩٣٥
- المواد
- المادة ٢٦٣ مدنى
المبادئ المستخلصة
١ — من المبادئ المقررة إن عدم ذكر السبب فى العقد ليس معناه عدم وجوده إذ يصح أن يكون السبب موجودا وقائما رغم إغفال ذكره فى العقد أو التلميح الى ما يحدده ويفيده . ففى عقود التبرعات لا يتصور انعدام السبب لأن سبب الالتزام فيها هو نية التبرع (animus donandi) . ٢ — أحكام الارث من النظام العام فقد قضت المادة ٢٦٣ من القانون المدنى على أن " بيع الحقوق فى تركة انسان على قيد الحياة باطل ولو برضاه " وهذا الحظر عام شامل لكافة العقود التى يطلق عليها ( pactes sur successions futures ) وهى نوعان : (١) تعاقدات بشأن تركة الغير و (٢) تعاقدات بشأن تركة المتعاقد كأن يتصرف صاحب التركة حال حياته من طريق التعاقد مع الغير على جعل هذا الغير وارثا له مع كونه غير وارث شرعا أو أن يهب المورث وارثه شيئا أبان حياته فى مقابل أن يتعهد الوارث بالتنازل من الآن عن حق المطالبة بنصيبه فى الميراث بعد موت الواهب وهو المورث أو أن يتفق شخصان فى عقد على أن يرث كل منهما الآخر اذا مات قبله فكافة هذه العقود على اختلاف أنواعها باطلة لاخلالها بالنظام العام والتحيل بها باطل كذلك بطلانا مطلقا لا تلحقه الإجازة ويحكم به القاضى من تلقاء نفسه . ٣ — من المقرر قانونا أن هبة المنقول كالثابت سواء بسواء لا بد من حصولها بعقد رسمى وانما استثنى من ذلك حالة تسليم المنقول للموهوب اليه أو حصول الهبة فى المنقول والعقار فى صورة عقد آخر بشرائطه المصححة له قانونا . ٤ — من المتفق عليه فقها أن هبة الديون بغير عقد رسمى لا تقع إلا فى إحدى حالات ثلاث : (١) تحويل السندات القابلة للتحويل وهذا يدخل فى الهبات المستترة (٢) تسليم السندات التى لأذن حاملها (٣) حالة الإبراء من الدين الثابت فى الذمة والصادر من الدائن للمدين بتسليم سند الدين إليه . ٥ — أن تسليم سند الدين الموهوب لا يعتبر قبضا . فاقرار الزوج فى ورقة عرفية بأن فى ذمته لزوجته مبلغا ما وتسليم هذا التعهد للزوجة يجعل الهبة ناقصة شرط القبض بحيث تقع باطلة وتسليم ورقة الهبة لا يقوم مقام تسليم المبلغ الموهوب .
Résumé (Français)
MM. Ismaïl Mohammad Bey (Prés.) ; Aly Hussein, Ahmad Mohammad Farrag (J.J.). I.—Acte — Sa cause — Non mentionnée — Effet. II.—Successions — Leurs règles — D'ordre public — Pactes sur successions futures — Prohibés — Nullité absolue. III.—Donations — Meubles — Donation sans acte authentique — Cas où elle est valable. IV.—Donations — Dette — Donation sans acte authentique — Cas où elle est valable. V.—Donations — Créance — Engagement de payer une dette — Délivrance du titre de la créance au donataire — Donation nulle. I.—Il est de principe que lorsqu'un acte ne fait pas mention de sa cause cela ne veut pas dire qu'il est sans cause. En effet la cause peut exister, bien que l'acte ne la mentionne pas, ni ne l'indique par une allusion. Ainsi l'absence de cause ne peut se réaliser pour les actes unilatéraux, comme les donations, car la cause de l'engagement y est l'animus donandi (22). II.—Les règles des successions sont d'ordre public. C'est ainsi que l'art. 263 C.C. stipule : “ la vente des droits à la succession d'une personne vivante est nulle, même si elle est faite de son consentement ”. Cette prohibition est générale et englobe toutes les conventions auxquelles on donne le nom de pactes sur successions futures. Ces pactes sont de deux sortes : (1) Les conventions ayant pour objet la succession d'un tiers; (2) Les conventions portant sur la succession du contractant. Il en est ainsi lorsque, de son vivant, une personne vend à un tiers les droits à sa succession bien que ce tiers ne soit pas son héritier légitime ; ou bien lorsque la personne fait don à son héritier d'une chose déterminée en échange de l'engagement de cet héritier de se désister d'ores et déjà de son droit à l'héritage après la mort du donateur. Il en est ainsi également lorsque deux personnes conviennent, dans un acte, que celle qui survivra à l'autre lui succédera. Tous ces pactes, quels qu'ils soient, sont nuls car ils touchent à l'ordre public. Il sont entachés d'une nullité absolue que le juge prononce d'office (23). III.—Il est de principe qu'en matière de meubles, comme en matière d'immeubles, la donation pour être parfaite doit avoir lieu par un acte authentique. Toutefois, exception est faite pour le cas où le bien meuble est effectivement délivré au donataire, ainsi que pour le cas où la donation mobilière ou immobilière revêt les formes d'un autre acte remplissant toutes les conditions requises pour être valable. IV.—D'après la doctrine, la donation des dettes sans acte authentique ne peut avoir lieu que dans l'un des trois cas suivants : (1) Transmission de titres transmissibles ; ceci fait partie des donations cachées ; (2) Délivrance de titres au porteur ; (3) Libération de la dette, qui n'a pas encore été réglée, par la remise de son titre au débiteur (24). V.—La délivrance du titre de la créance dont il a été fait don n'est pas considérée comme une prise de possession car, en matière de meubles, la donation n'est parfaite que s'il y a délivrance effective ou bien si la donation a eu lieu par un acte authentique. Dès lors, l'engagement de l'époux, dans un acte sous seing privé, de payer à son épouse une somme déterminée et le fait par l'épouse d'avoir pris possession de cet engagement ne suffisent pas pour que la donation soit parfaite, puisque la condition de la délivrance effective fait défaut. La prise de possession de l'acte de donation ne saurait en effet tenir lieu de délivrance effective de la somme dont il a été fait don (25). (22) Abdel Razek El Sanhoury (Théorie du Contrat, t. 1, p. 576, No. 549). V. Note 22, p. 434 (arabe). (24) App. Caire 16-4-1933 (Al Mohamah 14/7/251). (25) Trib. Sommaire d'Ezbékieh 28-1-1924 (Al Mohamah 5/5/379). Trib. de 1re Instance du Caire 5-1-1925 (Al Mohamah 5/5/378).
صور الصفحات ٥٧٢–٥٧٥ من أصل المجلد المطبوع سنة 1936

