اجراءات فى المواد الجنائية • تشكيل المحكمة الجنائية • حضور أحد أعضائها فى دعوى مدنية خاصة بتزوير سند • جلوسه بعد ذلك فى الدعوى الجنائية • عدم اعتراض الدفاع عليه • تقديم الاعتراض بعد ذلك لمحكمة النقض • عدم جوازه •
- العدد
- العدد الخامس
- المحكمة
- محكمة النقض والابرام — الدائرة الجنائية
- التاريخ
- ١٧ — ٢ — ١٩٣٦
المبادئ المستخلصة
اذا كان رئيس الدائرة التى أصدرت الحكم الجنائى فى جريمة تزوير سند قد سبق أن حضر فى الدعوى المدنية الخاصة بالسند المحكوم بتزويره وكان المتهم لم يعترض أمام محكمة الموضوع على اشتراك رئيس الدائرة فى الفصل فى الدعوى ولم يرده طبقا للقانون اذا كان لديه وجه لذلك بل كان الثابت فى محضر جلسة المحاكمة الجنائية يدل على عكس ذلك إذ جاء فيه أن المحامين قالوا "أن ليس لديهم أى اعتراض فى أن تنظر هذه الهيئة القضية ولو أن حضرة الرئيس حضر فى إحدى الجلسات" ، فليس للمتهم بعد ذلك أن يرفع هذا الأمر لمحكمة النقض بحجة أن القاضى ألم بموضوع الدعوى المدنية وأنه كون رأيا فيها الأمر الذى يكون مانعا له من نظر الدعوى الجنائية ، والقول بأن للمتهم حق رفع الأمر إلى محكمة النقض لأنه من النظام العام قول غير صحيح إذ له قانونا قبول قضاء القاضى مهما كان أبدى من رأى فى الدعوى — على أن مجرد حضور القاضى فى إحدى الجلسات التى مرت بها الدعوى لا يؤخذ منه إبداء الرأى فيها .
Résumé (Français)
MM. Moustafa Mohammad Bey (V. Prés.), Zaky Berzy Bey, Ahmad Amin Bey, Abdel Fattah El Sayed Bey, Mahmoud Samy Bey (C.C.). Procédure pénale — Composition de la chambre pénale — Participation d'un de ses membres à la chambre civile qui a examiné une affaire de fausse traite — Fait par lui de siéger ensuite au pénal — Défaut d'objection de la part de la défense — Objection formulée ensuite devant la Cour de cassation — Inadmissible. Dans une affaire de fausse traite, le président de la chambre pénale qui a rendu le jugement répressif avait siégé auparavant dans l'affaire civile concernant cette traite. Le prévenu n'a pas objecté devant le tribunal du fond contre la participation de ce magistrat à la chambre pénale et ne l'a pas récusé conformément à la loi, s'il y avait lieu de le faire. Les faits constants dans le procès-verbal du tribunal répressif dénotent plutôt le contraire; on y lit en effet que les avocats ont déclaré "qu'ils n'ont aucune objection à ce que cette chambre examine l'affaire bien que son président ait assisté à l'une des audiences civiles". Le prévenu n'est donc pas admis après cela à invoquer ce moyen devant la Cour de cassation sous prétexte que le juge a pris connaissance de l'objet de l'affaire civile et s'est formé une opinion à son sujet et que cela l'empêche de connaître de l'affaire pénale. Dire que l'accusé est en droit de soulever la question devant la Cour de cassation car elle est d'ordre public serait faux, étant donné qu'il peut légalement accepter que le juge statue quelle que soit l'opinion qu'il ait formulée sur l'affaire. D'ailleurs le simple fait d'avoir assisté à l'une des audiences au cours desquelles l'affaire a été examinée n'indique pas que le juge ait formulé une opinion à son sujet(5). (5) Aly Zaky El Oraby: "Principes d'Instruction et de Procédure pénale", t. 2, p. 213. Appel Caire 15-12-1910 (B.O. 11/7/93). Cass. 5-6-1897 (Al Kada 4, p. 382; Aly Zaky El Oraby Pacha: "La Jurisprudence Pénale art. 156" C. Instr. Crim. p. 1, 96, no. 3. Cass. 10-7-1903 (B.O. 4/10/99). [ligne rognée au bas du scan] (B.O. 11/3/35).
صور الصفحات ٤٢٧–٤٢٨ من أصل المجلد المطبوع سنة 1936

