١ — مشارطات . اكراه . شرط الاكراه المبطل للرضا وللشارطات . حصول الخوف المبطل للرضا وللشارطات . سلطة محكمة الموضوع فى تقديره . ٢ — حساب . طلب الاعادة على الحساب Revision de compte . عدم مشروعيته . وجوب التمييز بينه وبين دعوى تصحيح الخطأ . ٣ — دعوى الغلط . مقاول . قوائم تفصيلية لكميات العمل التى قام بها . كشوف حسابات نهائية مستخلصة من تلك القوائم . توقيع المقاول على تلك القوائم والكشوف . تحديه بوقوع الغلط المحسوس فى الأعمال التى قام بها . اعتبار ذلك دعوى لاعادة المقاس واعادة الحساب من جديد . وجوب رفضها . ٤ — غلط . معناه . دعوى الغلط . شروطها .
- العدد
- العدد الرابع
- المحكمة
- محكمة النقض والابرام — الدائرة المدنية والتجارية
- التاريخ
- ٧ — ١١ — ١٩٣٥
المبادئ المستخلصة
١ — إن تحقق الاكراه المبطل للرضا وللشارطات مشروط بأن يكون من نتيجته حصول خوف شديد يضطر الإنسان بسببه أن يقر بقول ما لم يرض به حقا ، وحصول هذا الخوف أو عدم حصوله انما هو من الوقائع التى لقاضى الموضوع وحده القول الفصل فيها . فاذا تناولت محكمة الاستئناف ما ادعاه المقاول من أن وزارة المواصلات استكرهته على التوقيع على كشوف حساب مقاولات وأوردت من الأدلة ما ينفى هذا الادعاء ، وانتهت بقولها إن دعوى الاكراه ليست إلا دعوى مختلقة لتبرير منازعة المقاول للوزارة فيما تم الاتفاق عليه من قبل ، فليس لمحكمة النقض إلا أخذ قولها فى هذا الصدد قضية مسلمة . ٢ — ان طلب الاعادة على الحساب من جديد هو طلب يأباه القانون . فاذا اتفق مقاول فى عقود المقاولات على عمل المقاس والحساب النهائى بعد إتمامها ، وتنفذ هذا الاتفاق بعمل المقاس والحساب فعلا وتوقع عليه بالاعتماد فقد انقضت مسئولية كل عاقد عنه وأصبح هو ونتيجته حجة نهائية ملزمة للطرفين . وعدم امكان اعادة الحساب من جديد بعد عمله مرة أولى اذا كان لم يرد بشأنه نص خاص فى القوانين المصرية كما ورد النص عنه بالمادة ٥٤١ من قانون المرافعات الفرنسى ، إلا أنه أمر مفهوم بالضرورة من أصول القانون التى تمنع تقاضى الالتزام مرتين . ويختلف طلب الاعادة على الحساب عن دعوى تصحيح الخطأ فى ذات الأرقام المثبتة بالحساب ، ذلك الغلط الذى يجوز تصحيحه متى كان ظاهرا فى الأرقام الثابتة فى الكشوف المعتمدة من قبل أو متى كانت أرقام هذه الكشوف قد نقلت خطأ من ورقة أخرى معترف بها أو كانت غير مطابقة لأرقام ثابتة قانونيا . ٣ — اذا كانت كشوف الحساب النهائية المعتمدة من المقاول عن المقاولات هى خلاصة قوائم تفصيلية ، وكانت هذه القوائم موقعا عليها من المقاول ومهندسه ، وتحدى المقاول بوقوع الغلط المحسوس فى الأعمال التى قام بها ، تعين عدم قبول تلك الدعوى ، ما دامت أنها ليست فى حقيقتها سوى اعادة المقاس أو اعادة الحساب من جديد . Revision de compte ٤ — ان معنى الغلط يقتضى حتما بصفة عامة أن يكون المتعاقد قد صدر منه الرضا وهو غير عالم بحقيقة الشىء المرضى عنه ، بحيث لو كان عالما بحقيقته لما رضى . فدعوى الغلط تستلزم حتما على الأقل من جانب مدعيها عدم علمه بالحقيقة وعدم رضائه لو كانت الحقيقة منكشفة له قبل حصوله . فاذا لم يدع الطاعن عدم علمه قبل التوقيع على الحسابات النهائية المتنازع فيها بخطأ المقاس المؤسسة هى عليه ، بل ادعى أنه استكره على التوقيع على تلك الحسابات ، وأثبتت محكمة الاستئناف أن دعوى الاكراه هذه مختلقة ، فالمسألة تؤول إلى أنه مع علمه قبل التوقيع على الحسابات بخطأ المقاسات فانه مع ذلك وقع عليها مختارا . والتوقيع بهذه المثابة لا يجعل للموقع أدنى وجه للرجوع فى شىء من الحساب ، بل هو مرتبط به تمام الارتباط فدعواه غير جائزة السماع .
Résumé (Français)
MM. Abdel Aziz Fahmy Pacha (Prés.) ; Mourad Wahbah Bey, Mohammad Fahmy Hussein Bey, Hamed Fahmy Bey, Abdel Fattah El Sayed Bey (C.C.). I.—Conventions — Violence — Condition de violence viciant le consentement et annulant l'acte — Crainte ayant emporté la détermination de la volonté — Pouvoir d'appréciation du tribunal du fond. II.—Compte — Demande de révision de compte — Irrecevable. III.—Action en redressement de compte — Entrepreneur — Listes détaillées des travaux exécutés — Compte définitif tiré de ces listes — Signature de l'entrepreneur sur les listes et le compte — Fait par lui de soutenir que des erreurs évidentes se sont glissées dans le relevé des travaux exécutés— Constitue une demande de révision de compte — Irrecevabilité. IV.—Erreur — Sa signification — Action opposant l'erreur — Ses conditions. I.—Pour que la violence vicie le consentement et entraîne la nullité de l'acte, il faut qu'elle ait occasionné une vive crainte déterminant la personne à acquiescer à la passation d'un acte dont elle ne voulait pas en réalité. Le juge du fond est seul compétent pour décider s'il y a eu ou non crainte. Dès lors si la Cour d'appel examine la prétention de l'entrepreneur que le Ministère des Communications l'a contraint à signer des comptes d'entreprises, mentionne des preuves qui démentent cette prétention et conclut que l'action en violence est forgée de toutes pièces afin de justifier la contestation de l'entrepreneur pour l'accord conclu entre lui et le Ministère, la Cour de Cassation n'a plus rien à dire sur ce point (20). II.—La demande de révision de compte n'est pas admise par la loi. Dès lors, si un entrepreneur a convenu, dans des contrats d'entreprises, qu'on procèdera au mesurage et qu'on établira le compte définitif après la fin des travaux et si cet accord est affectivement exécuté et les comptes approuvés, la responsabilité des deux parties est couverte et l'acte ainsi que ses conséquences deviennent un document définitif qui engage les deux parties. Si la loi égyptienne ne contient pas un texte spécial, comme celui de l'article 541 du Code Français de Procédure, prohibant la révision d'un compte qui a déjà été fait, néanmoins cela est nécessairement compris des principes de la loi qui interdisent de percevoir deux fois la même obligation. La demande de révision de compte diffère de l'action en redressement des erreurs, ces erreurs qui peuvent être rectifiées lorsqu'elles sont évidentes dans les chiffres des listes déjà approuvées ou lorsqu'elles se sont glissées en recopiant ces chiffres d'une autre feuille reconnue ou encore lorsque ces chiffres ne sont pas conformes à ceux qui ont été légalement établis (21). III.—Si le compte définitif approuvé par l'entrepreneur est extrait de listes détaillées qui ont été signées par l'entrepreneur et son ingénieur et si l'entrepreneur soutient que des erreurs palpables se sont glissées dans le relevé des travaux accomplis, il y a lieu de déclarer son action irrecevable étant donné qu'il s'agit en réalité d'une demande de révision de compte (22). IV.—En général, pour qu'il y ait erreur, il faut nécessairement que la partie qui a contracté ait consenti en ignorant le véritable état de la chose à laquelle elle a consenti, de telle sorte que si elle l'avait su elle n'aurait pas contracté. L'action opposant l'erreur n'est donc admissible qu'à cette condition. Dès lors, si le demandeur au pourvoi ne prétend pas qu'il ignorait la vérité lorsqu'il a signé le compte définitif qu'il conteste sous prétexte que des erreurs se sont glissées dans les mesures qui ont servi de base à ce compte, mais soutient simplement qu'il a été contraint de le signer et si la Cour d'appel établit que cette action en violence est dénuée de fondement, la question se réduit à ce que, tout en étant au courant des erreurs de mesurage avant de signer le compte, il a néanmoins signé de plein gré. Ayant signé de la sorte, il n'a plus aucun droit de revenir sur ce compte qui l'engage entièrement. Son action est donc irrecevable (23). (20) V. Note 20, p. 248 (Arabe). (21) V. Note 21, p. 249 (Arabe). (22) V. Note 22, p. 250 (Arabe). (23) V. Note 23, p. 250 (Arabe). App. Mixte 8-4-1897 (B.L.J. 9, p. 263).
صور الصفحات ٣٧٩–٣٨٤ من أصل المجلد المطبوع سنة 1936

