(١) حكم . خطأ فى تسبيبه . لا يقتضى من محكمة الاستئناف الحكم بالبطلان . (٢) الخلع أو الطلاق فى مقابل مال تدفعه الزوجة . جوازه فى الشريعة . اختلاف الحكم فى القضاء الفرنسى . تعليله . (٣) حالة الاضطرار . عدم اعتبارها من الاكراه . أثرها فى صحة التعاقد . (٤) مقابل الخلع . تدخل القضاء فيه بالتعديل . جوازه . (٥) أتعاب الوكيل . تعديلها بمعرفة المحكمة . جائز .
- العدد
- العدد الثالث
- المحكمة
- محكمة استئناف مصر الأهلية
- التاريخ
- ١٢ — ١ — ١٩٣٦
المبادئ المستخلصة
١ — من القواعد الثابتة أن لا يحكم ببطلان الحكم شكلا إلا إذا لم تتوافر الشروط المقررة فى قانون المرافعات لصحة الأحكام — أما الخطأ فى الأسباب سواء أكان فى الوقائع أو فى القانون فلا يوجب البطلان ، فان محكمة الاستئناف التى هى محكمة موضوعية لها بل عليها أن تتدارك بنفسها خطأ الأسباب أيا كان نوعها دون حاجة بها إلى الحكم بالبطلان (١٩) . ٢ — لا نزاع فى أن الشريعة الإسلامية أجازت الخلع والطلاق مقابل مال تدفعه الزوجة للزوج ، فهى إذن تعتبرهما سببا جائزا لتعهد الزوجة بدفع مقابل من المال كما تعتبرهما محلا صحيحا للتعاقد عليهما ، فالقول بعدم مشروعية السبب أو بعدم صحة المحل اعتراض على التشريع ذاته لا يمنع من سريان أحكامه ، ولا محل للقول بأن السبب فى الخلع غير مشروع قياسا على أحكام المحاكم الفرنسية التى تقضى ببطلان سمسرة الزواج وبطلان اتفاق الزوجين على الانفصال أو على الطلاق نظير مقابل من المال ، لأن القياس هنا قياس مع الفارق (٢٠) . ٣ — أن حالة الاضطرار لا تدخل فى باب الاكراه القانونى لعدم توفر ركن “ارتكاب الاكراه عمدا بقصد انتزاع القبول” فلا محل للقياس عليه لتقرير البطلان لأنها لا تؤثر على التعاقد ، وان كان قبول العاقد تحت تأثيرها مشوب بالشبه والشكوك فان أثر ذلك أن تخفض الالتزامات الباهظة إلى الحد المناسب (٢١) . ٤ — يجوز للقضاء شرعا وقانونا النظر فى مقابل الخلع والنزول به إلى الحد المناسب لظروف وملابسات الدعوى . ٥ — أن مدى قيام الوكيل بعمله ونتيجته والظروف المستقبلة من العوامل التى تدخل فى تقدير أتعابه عنها فلا يمنع الموكل — دفعه أجرة أول سنة — من طلب تخفيضها بسبب الظروف الاقتصادية التى تستجد بعد التوكيل .
Résumé (Français)
MM. Mahmoud Ghaleb Bey. Khalil Ghazalat Bey, Moustafa El Chorbaguy Bey (C.C.). I.—Jugement — Erreurs dans les motifs — Pas de nullité. II.—Divorce ou répudiation en échange d'une somme d'argent — Admissibilité en droit musulman — Principes contraires de la jurisprudence française— Pas d'analogie. III.—Nécessité — Ne constitue pas un acte de violence —Effet sur la validité du contrat. IV.—Répudiation — Sa contrevaleur — Pouvoir des tribunaux de la modifier. V.—Honoraires du mandataire — Modification par le tribunal — Admissible. I.—Il est de principe constant que l'on ne saurait prononcer la nullité d'un jugement pour vice de forme que lorsqu'il ne remplit pas les conditions requises par le Code de Procédure pour la validité des jugements. Il ne suffit pas que les motifs contiennent des erreurs de fait ou de droit pour que cela entraîne la nullité du jugement. Il appartient ou plutôt il incombe à la Cour d'Appel, qui est un tribunal du fond, de remédier elle-même aux erreurs, quelles qu'elles soient, qui se trouvent dans les motifs, sans avoir besoin de prononcer la nullité du jugement (19). II.—Il est incontestable que le droit musulman autorise la répudiation et le divorce en échange d'une somme d'argent payée par l'épouse à son époux. Le droit musulman considère donc la répudiation et le divorce comme une cause licite de l'engagement de l'épouse à payer en échange une somme d'argent et comme pouvant faire l'objet d'une convention. Par conséquent le fait de dire que la cause est illicite ou bien que l'objet est irréel constitue une objection contre la législation même, mais n'empêche pas sa mise en vigueur. Il n'y a pas lieu de dire que la cause de la répudiation est illicite par analogie aux principes de la jurisprudence française qui annule le courtage sur le mariage et la convention des époux de se séparer de corps ou de divorcer en échange d'une somme d'argent, les deux cas étant tout à fait différents (20). III.—La nécessité n'entre pas dans le chapitre de la violence légale car l'élément de " contrainte volontaire exercée pour extorquer l'acquiescement " fait défaut. Il n'y a donc pas lieu de l'assimiler à la violence pour décider la nullité car elle n'influe pas sur le contrat. Si le consentement de la partie contractante sous l'influence de la nécessité est entouré de suspicions, le résultat doit en être de réduire les obligations exorbitantes à un degré opportun (21). IV.—D'après la jurisprudence et la doctrine, les tribunaux sont admis à connaître de la contrevaleur de la répudiation et de la réduire au montant qui correspond aux circonstances de la cause. V.—La mesure dans laquelle le mandataire s'est acquitté de sa tâche, les résultats de son travail et les circonstances futures sont des facteurs qui influent sur l'estimation de ses honoraires. Le fait par le mandant d'avoir payé les honoraires de la première année ne l'empêche donc pas de demander leur réduction à cause des circonstances économiques survenues après le mandat. (19) Garçonnet (Procédure), 3ème éd. p. 220, No. 657. Abdel Hamid Abou Heif (Procédure Civile et Commerciale), p. 632, No. 1229 et ss. (20) El Zeilai T. 2, p. 267 et ss. [...] T. 1, p. 387, 335. (21) V. Note Arabe No. 21 p. 168. Trib. de première instance du Caire (Al Mohamah 15/9/286). Abdel Razek el Sanhoury (Théorie du Contrat) T. 1, p. 420-425.
صور الصفحات ٢٩٣–٣٠٣ من أصل المجلد المطبوع سنة 1936

