( ١ ) الطعن فى وقف المريض مرض الموت . اعتباره طعنا فى صميم أصل الوقف . المادة ١٦ من لائحة ترتيب المحاكم الأهلية . اختصاص المحاكم الشرعية فى مسائل الوقف . ( ٢ ) عبارة "أصل الوقف" الواردة فى المادة ١٦ من لائحة ترتيب المحاكم الأهلية . المقصود منها "عقد الوقف" . نص المادة ١٦ نص عام . قصر المحاكم الأهلية المسائل المتعلقة بأصل الوقف الممنوعة من من نظرها على ناحية صحته و بطلانه فقط قصر خاطىء . النزاع فى أى تقرير من تقارير الواقف فى كتاب وقفه . اعتباره نزاعا فى أصل الوقف . اختصاص المحاكم الشرعية بنظره . ( ٣ ) كتاب الوقف واضح لاغموض فيه ولانزاع فى شىء مما يحتويه . اعتباره عقدا رسميا . واجب المحاكم الأهلية احترامه وتنفيذه . دعوى الحساب على الناظر ودعوى الايجار ودعوى الحكر . اعتبارها دعاوى عادية لاشأن لها بنصوص كتاب الوقف . اختصاص المحاكم الأهلية بنظرها . ( ٤ ) دعوى الوارث ببطلان عقد مورثه لحصوله فى مرض الموت . اعتبارها نزاعا فى ذات أصل الوقف وصميمه . عدم اختصاص المحاكم الأهلية بنظرها .
- العدد
- العدد التاسع
- المحكمة
- محكمة النقض والإبرام — الدائرة المدنية والتجارية
- التاريخ
- ١٦ — ٥ — ١٩٣٥
- المواد
- المادة ١٦ من لائحة ترتيب المحاكم الأهلية
المبادئ المستخلصة
١ — غير صحيح أن الطعن ببطلان وقف المريض مرض الموت ليس طعنا فى ذات أصل الوقف بل الصحيح أنه طعن فى صميم أصل الوقف وغير صحيح أن المادة ١٦ من لائحة ترتيب المحاكم الأهلية أدخلت فى اختصاص هذه المحاكم ما ليس من أصل الوقف بل الصحيح أنها منعت المحاكم الأهلية من النظر فى المسائل المتعلقة بأصل الوقف وغير صحيح أن اللائحتين الشرعيتين الصادرتين فى سنة ١٨٩٧ وسنة ١٩٣١ استثنتا مسائل الاذن بمخاصمة الناظر وطلب الاستدانة على الوقف وطلبات الاستبدال و إقامة الناظر أو عزله ودعوى الوقف والاستحقاق فيه و إثبات النظر عليه ، فأدخلتها فى اختصاص المحاكم الشرعية بل الصحيح أن هذه المسائل كانت من قبل إنشاء المحاكم الأهلية من اختصاص المحاكم الشرعية وحدها وما زالت من اختصاصها وحدها وممنوعة منعا باتا على المحاكم الأهلية من عهد انشائها . ٢ — ان "أصل الوقف" هو ذات عقد الوقف لا أكثر ولا أقل فاذا كان النص العربى للمادة ١٦ هو "ليس لهذه المحاكم أن تنظر فى المسائل المتعلقة بأصل الأوقاف" فان هذا النص يساوى بالضبط "ليس لهذه المحاكم أن تنظر فى المسائل المتعلقة بعقد الوقف" ونص المادة ١٦ من اللائحة عام لا تخصيص فيه ومطلق لاقيد عليه وهو بعمومه واطلاقه يقتضى حتما أن كل مسألة متعلقة بعقد الوقف من أية ناحية يكون هذا التعلق أى سواء أكان من ناحية صحته وبطلانه أم كان من ناحية أخرى فان المحاكم الأهلية ممنوعة من نظر النزاع فيها منعا باتا لا استثناء فيه . فاذا كانت المحاكم الأهلية قد قصرت المسائل المتعلقة بأصل الوقف ( أى بعقد الوقف ) الممنوعة من نظرها على ناحية واحدة هى ناحية صحته وبطلانه فهذا قصر خاطىء وهو منشأ الارتباك والتخليط الذى طال عهده لليوم . والصواب أن كل نزاع فى أى تقرير من تقارير الواقف فى كتاب وقفه سواء أكان هذا التقرير من مكونات ماهية أصل الوقف ذاته أم كان من مكونات شرط ما من الشروط الخارجة عن ماهية أصل الوقف فهو نزاع فى مسألة متعلقة بأصل الوقف وممنوعة على المحاكم الأهلية . ومنعها من النظر فى ذلك يقتضى منعها حتما من تفسير أية عبارة من عبارات كتاب الوقف متى كانت غامضة وكان تفسيرها على وجه دون آخر يعطى حقا أو يهدر حقا بل كل هذا من اختصاص المحاكم الشرعية وحدها . ٣ — إن كتاب الوقف متى كان واضحا لاغموض فيه ولا نزاع فى شىء مما يحتويه فهو عقد رسمى كمثل العقود الرسمية واجب على المحاكم الأهلية احترامه وتنفيذه بأعطاء ما فيه من الحقوق لأربابها . فمتى كان استحقاق المستحق واضحا من الكتاب ولا نزاع فيه بينه وبين الناظر لا من جهة أصله ولا من جهة مقداره فالدعوى على الناظر دعوى حساب عادية تنظرها المحاكم الأهلية كمثل غيرها من دعاوى الحساب وكذلك دعوى إيجار أعيان الوقف أساسها عقد الايجار الحاصل ممن يملكه وهو الناظر ولا شأن لها بنصوص كتاب الوقف وليست منازعه فيها . ودعوى الحكر وتقديره هى كمثل دعوى الايجار مترتبة على عقد التحكير وليس لها شأن بنصوص كتاب الوقف . ٤ — إن دعوى الوارث بطلان وقف مورثه لحصوله فى مرض الموت هى دعوى تثير نزاعا فى مسألة أهلية هذا الواقف للتبرع لوارثه وعدم أهليته أو مسألة تعلق حق الوارث بالعين الموقوفة فلا يملكها الواقف ملكا خالصا حتى يسوغ له حبسها عن وارثه . وأية المسألتين متعلقة بصميم أصل الوقف من جهة صحته وبطلانه . فالمحاكم الأهلية لا اختصاص لها بنظرها .
Résumé (Français)
MM. Abdel Aziz Fahmy Pacha (Prés.); Mourad Wahba Bey, Mohammad Fahmy Hussein Bey, Hamed Fahmy Bey, Mohammad Nour Bey (C.C.). I.—Wafk — Constitué pendant la dernière maladie du constituant — Contestation de ce chef — Se rapporte à la constitution même du wakf — Art. 16 du Règlement de Réorganisation des Tribunaux Indigènes — Compétence des Mehkémehs en matière de wakfs. II.—Wakf — Expression "Constitution des wakfs" mentionnée à l'article 16 du Règlement de Réorganisation des Tribunaux Indigènes — Vise l'acte constitutif du wakf" — Portée générale de l'article 16.—Sa limitation aux contestations relatives à la validité du wakf est fausse — Toute contestation relative à l'acte constitutif du Wakf se rattache à l'origine même du Wakf — Compétence des Mehkémehs. III.—Acte constitutif du wakf — Clair et ne faisant l'objet d'aucune contestation — Considéré comme un acte anthentique — Devoir des tribunaux indigènes de l'exécuter et de le respecter — Actions relatives à la reddition de comptes, à la location, au hekr — Actions ordinaires ne se rapportant pas aux clauses de l'acte constitutif du wakf. — Rentrent dans la compétence des tribunaux indigènes. IV.—Wakfs — Constitué pendant la dernière maladie du de cujus — Action de l'héritier en nullité du wakf de ce chef — Se rapporte à la constitution même du wakf — Echappe à la compétence des tribunaux indigènes. I.—Il n'est pas vrai que la contestation soulevée du chef de la constitution du wakf pendant la dernière maladie du constituant ne se rapporte pas à l'origine même du Wakf. En réalité c'est une contestation sur l'origine même du wakf. Il n'est pas vrai non plus qu'en vertu de l'article 16 du Règlement de Réorganisation des Tribunaux Indigènes, ces tribunaux sont compétents pour connaître des contestations autres que celles relatives à la constitution des wakfs; cet article exclut de la compétence de ces tribunaux les contestations relatives à la constitution des wakfs. Il est également faux que les deux règlements de Réorganisation des Mehkémehs promulgués en 1897 et en 1931 aient exclu de la compétence des tribunaux indigènes les actions concernant la révocation, nomination ou adjonction de Nazir, l'échange, l'autorisation d'emprunter, le droit à une part au bénéfice d'un wakf, et la constatation de la qualité de Nazir pour les inclure dans la compétence des Mehkémehs. En réalité ces questions étaient de la compétence des Mehkémehs seuls avant la création des tribunaux indigènes; elles ont continué d'être de la compétence de ces Mehkémehs et échappent absolument à la compétence des tribunaux indigènes depuis leur création. II.—La "constitution des wakfs" est l'acte même constitutif du wakf, ni plus ni moins. Si l'article 16 dispose: "Ces tribunaux ne pourront connaître des contestations relatives à la constitution des wakfs", cela revient à dire: "Ces tribunaux ne pourront connaître des contestations se rapportant à l'acte constitutif du wakf". Le texte de l'art. 16 a une portée générale sans limitation et absolue sans restriction. Du fait qu'il est général et absolu, toutes les questions se rapportant à l'acte constitutif du wakf, de quelque côté que ce soit c'est-à-dire du côté de la validité du wakf ou d'un autre côté, échappent sans exception à la compétence des tribunaux indigènes auxquels il est formellement interdit d'en connaître. Dès lors, si les tribunaux indigènes ont limité les questions relatives à la constitution du wakf (c'est-à-dire à l'acte constitutif du wakf) dont ils ne peuvent connaître, à un seul côté: celui de la validité ou de la nullité du wakf, cette limitation est une erreur; c'est la cause du désordre et de la confusion qui ont trop duré jusqu'à ce jour. En réalité, toute contestation relative à l'une quelconque des clauses du constituant dans l'acte constitutif du wakf,—que cette clause constitue un des éléments de l'origine même du wakf ou une des conditions étrangères à la constitution du wakf,—toute contestation de ce genre se rapporte à la constitution des wakfs et échappe à la compétence des tribunaux indigènes. N'étant pas admis à connaître de ces contestations, les tribunaux indigènes ne doivent pas non plus être admis à interpréter n'importe quelle expression de l'acte constitutif du wakf, lorsque cette expression est obscure et que son interprétation dans un sens déterminé confère ou lèse un droit. Tout ceci est de la compétence exclusive des Mehkémehs (20). III.—L'acte constitutif du wakf qui est clair, sans ambiguité aucune, et dont le contenu ne fait pas l'objet d'une contestation, est un acte authentiques que les tribunaux indigènes sont tenus de respecter et d'exécuter, comme tous les actes authentiques, en conférant les droits qui y sont consacrés à leurs titulaires. Donc lorsque le droit du bénéficiaire du wakf est nettement établi dans l'acte et qu'il ne fait pas l'objet d'une contestation entre le bénéficiaire et le Nazir, ni du point de vue de sa constitution ni du point de vue de son montant, l'action contre le Nazir est une action en reddition de comptes dont les tribunaux indigènes connaîtront comme toutes les autres actions en reddition de comptes. De même les contestations relatives à la location des immeubles du wakf ont pour base le contrat de bail conclu par celui qui a qualité pour le faire: le Nazir; elles ne se rapportent pas aux clauses de l'acte constitutif du wakf. Il en est de même pour l'action en estimation du hekr qui se base sur l'acte du hekr, non sur les clauses de l'acte constitutif du wakf. IV.—L'action en nullité du wakf intentée par l'héritier du fait que le de cujus l'a constitué pendant sa dernière maladie, soulève la question de la capacité ou de l'incapacité du constituant de disposer à titre gratuit au profit de l'héritier ou bien celle du droit de l'héritier sur l'immeuble constitué en wakf dans ce sens que le constituant, n'ayant pas la pleine propriété de cet immeuble, n'est pas justifié à en priver son héritier. Or chacune de ces deux questions se rapporte à la constitution même du wakf du point de vue de sa validité ou de sa nullité et échappe à la compétence des tribunaux indigènes. (20) Comp. App. Caire, Ch. réunies 5-4-1928 (B.O. 29/4/63).
صور الصفحات ٦٧٠–٦٧٧ من أصل المجلد المطبوع سنة 1935

