تسجيل . انتقال ملكية المبيع به . بيع العقار مرتين . تسجيل المشترى الثانى لعقده . أفضليتـه على المشترى الأول الذى لم يسجل عقده . علم المشترى الثانى بالبيع السابق . عدم تأثيره . تدليس . إفساده للتصرفات الإقرارية دون الانشائية .
- العدد
- العدد الرابع
- المحكمة
- محكمة استئناف أسيوط
- التاريخ
- ٣ — ١ — ١٩٣٥
المبادئ المستخلصة
إن قانون التسجيل قد رمى فيما رمى اليـه الى أن يكون انتقال الملكية مرتبطا ومقترنا بالتسجيل ، فمن اشترى بعقد مسجل يفضل من اشترى بعقـد سابق ولكنه غير مسجل حتى ولو كان يعلم بسابقة صـدور هذا العقد ، لأنه انمـا اشترى من شخص يستطيع أن يملكه ما باع ، بخلاف المشترى الذى لم يسجل فليس له إلا حقوق شخصيـة قبل البائع قد يصح أن يتوصل الى التنفيذ بها اذا لم يتعلق بالمبيع حق عينى مسجل ؛ وإلا فان هـذه الحقوق تستحيل الى دين نقدى شأنه شأن غيره من الديون العادية . وعبارة المذكرة الإيضاحية لقانون التسجيل تشير فى غير لبس الى أن الشارع أراد عامدا أن يقصر النص على التدليس وحسبانه مفسدا للتصرفات على التصرفات المقررة للحقوق العينية دون المنشئة لها . ووجه الحكمة فى هذه التفرقة أن التصرف الإنشائى لا يكاد يمس بطبيعته حقا عينيا محفوظا بتسجيل سابق أما التصرفات الإقرارية فتستند أحكامها من فسخ وبطلان وزوال الى ما قبل التلفظ بهـا وقد تقع أحيانا تدليسـا وإضرارا بالغير ولذا سمح الشـارع باثبات ما داخلها من التدليس .
Résumé (Français)
MM. Etriby Abou El Ez Bey, (Prés.); Ahmad Mohammad Hassan Bey, Abdel Latif Ghorbal Bey (C.C.). Transcription — Transfert de la propriété par la transcription — Ventes successives du même immeuble — Transcription de l'acte du second acheteur — Sa priorité sur le premier acheteur qui n'a pas transcrit son acte, même s'il est au courant de la vente antérieure—Fraude—Entache de nullité les actes déclaratifs à l'exclusion des actes constitutifs. La loi sur la transcription tend entre autre à rendre le transfert de la propriété concomitant à la transcription et dépendant d'elle. Celui qui achète en vertu d'un acte transcrit a la priorité sur celui qui achète par un acte antérieur non transcrit, même si le second acheteur est au courant de l'existence de cet acte car il achète d'une personne pouvant lui transmettre la propriété de ce qu'elle lui vend. Par contre, l'acheteur qui n'a pas transcrit n'a, à l'encontre du vendeur, que des obligations personnelles qu'il pourrait arriver à faire exécuter sur le bien vendu si ce bien n'a pas été l'objet d'un droit réel transcrit. Sinon, ces obligations se transforment en créance d'une somme d'argent, comme toute autre créance ordinaire (21). La note explicative de la loi sur la transcription montre sans ambiguïté que le législateur a voulu expressément restreindre aux seuls actes déclaratifs, à l'exclusion des actes constitutifs, l'application de la règle qui veut que la fraude annule les actes. La raison de cette distinction est que les actes constitutifs, de par leur nature, ne touchent presque pas à un droit réel conservé par une transcription antérieure. Quant aux actes déclaratifs, les jugements rendus à leur sujet et portant sur la résolution, l'annulation ou l'estimation des droits réels immobiliers consacrent un état de fait antérieur à la date de leur prononcé. Il arrive parfois qu'ils sont entachés de fraude et qu'ils portent préjudice à autrui. C'est pourquoi le législateur permet d'établir la fraude qui les entache. (21) App. Assiout 17-12-1930 (B.O. 32/1/14). App. Caire 19-2-1930 (B.O. 32/3/42).
صور الصفحات ٣٦٠–٣٦١ من أصل المجلد المطبوع سنة 1935

