مواريث • قاعدة أن "لا تركة الا بعد سداد الدين" • مناطها • دين لم يصدر به حكم ضد المورث • وارث • التنفيذ على ما تحت يده من التركة • وجوب استصدار حكم عليه •
- العدد
- العدد الثالث
- المحكمة
- محكمة استئناف أسيوط
- التاريخ
- ١٧ — ١٤ — ١٩٣٤
المبادئ المستخلصة
إن القاعدة الشرعية التى تقضى بأن لا تركة الا بعد سداد الدين وإن قضت بأن ديون المورث يجب أن تستوفى قبل حقوق الورثة فى التركة ، الا أنها لا تقلب القواعد الأساسية للتقاضى بتقرير نيابة واحد من الورثة عن الباقين رغما من عدم اختصامهم ، خصوصا اذا كان المراد التنفيذ على ما تحت يد الجميع من التركة . وإلا لفتح الباب على مصراعيه للتواطؤ بين الدائنين وبعض الورثة لتفادى مقاضاة البعض الآخر الذى قد تكون له المصلحة الكبرى فى التركة . وعلى ذلك فلكى يمكن التنفيذ على ما تحت يد أحد الورثة من التركة لدين لم يصدر به حكم على المورث يجب أن يستصدر الحكم على ذلك الوارث نفسه والا يقتصر على اختصام وارث سواه .
Résumé (Français)
MM. Etriby Abou El Ez Bey (Prés.); Mohammad Mahmoud, Ahmad Mohammad Hassan (C.C.). Successions — La règle “ Pas de succession avant l'acquittement des dettes ”— Son étendue — Dette au sujet de laquelle un jugement n'a pas été rendu contre le de cujus — Héritier — Exécution entre ses mains sur la partie qu'il détient de la succession —Un jugement doit être rendu contre lui. La règle du Droit Musulman en vertu de laquelle il n'y a pas de succession avant l'acquittement des dettes, tout en exigeant que les dettes du de cujus soient acquittées avant la répartition des parts des héritiers, ne renverse cependant pas les règles fondamentales de la procédure et n'admet pas qu'un des héritiers puisse représenter les autres bien que ceux-ci ne soient pas partie en cause, surtout s'il est question d'exécuter sur toutes les parties de la succession détenues par les différents héritiers. Autrement, on donnerait libre cours à la connivence entre les créanciers et certains héritiers en vue d'éviter l'introduction du procès contre les autres héritiers, lesquels pourraient cependant avoir le principal intérêt dans la succession. En conséquence pour pouvoir exécuter entre les mains d'un héritier sur la part qu'il détient de la succession, en vue d'avoir paiement d'une dette au sujet de laquelle un jugement n'avait pas été rendu contre le de cujus, il est nécessaire qu'un jugement soit obtenu à cet effet contre l'héritier entre les mains duquel on désire exécuter, et ne pas se contenter d'un jugement rendu contre un autre héritier (17). (17) V. Note 17, p. 172 (Arabe).
صور الصفحات ٢٩٩–٣٠٠ من أصل المجلد المطبوع سنة 1935

