( ١ ) شروع فى سرقة • معناه • تسلق جدار منزل ملاصق والصعود الى سطحه • اعتبار ذلك أعمالا تنفيذية • مداهمة المتهمين قبل السرقة • حكمه • ( ٢ ) ظروف مشددة • شركاء • حمل أحد المتهمين سلاحا • عدم علم الشركاء به • تشديد العقوبة عليهم بسببه • استعمال حامل السلاح سلاحه فى جرح أو قتل • وجوب مؤاخذة الشركاء بهذا الفعل • ( ٣ ) اثبات فى المواد الجنائية • أقوال متهم فى التحقيقات • سلطة محكمة الموضوع فى التعويل عليها •
- العدد
- العدد الثانى
- المحكمة
- محكمة النقض والابرام — الدائرة الجنائية
- التاريخ
- ٢٩ — ١٠ — ١٩٣٤
- المواد
- المادة ٤٥ ع؛ والمادة ٤٣ من قانون العقوبات (فى المبدأ الثانى)
المبادئ المستخلصة
١ — إن الشروع فى عرف المادة ٤٥ من قانون العقوبات الأهلى هو ( البدء فى تنفيذ فعل بقصد ارتكاب جناية أو جنحة إذا وقف أو خاب أثره لأسباب لا دخل لارادة الفاعل فيها ) ، فلا يشترط بحسب هذا التعريف لتحقق الشروع أن يبدأ الفاعل بتنفيذ جزء من الأعمال المكونة للركن المادى للجريمة بل يكفى أن يبدأ بتنفيذ فعل ما سابق مباشرة على تنفيذ الركن المادى ومؤد اليه حتما لكى يعتبر أنه شرع فى ارتكاب الجريمة وبعبارة أخرى يكفى أن يكون الفعل الذى باشره الجانى هو الخطوة الأولى فى سبيل ارتكاب الجريمة وأن يكون بذاته مؤديا حالا ومن طريق مباشر الى ارتكابها ، ما دام قصد الجانى من مباشرة هذا الفعل معلوما وثابتا . فتسلق المتهمين جدار المنزل الملاصق للمنزل الذى كانوا ينوون سرقته وصعودهم الى سطحه لا تفسير له الا أنهم دخلوا فعلا فى دور التنفيذ وإنهم قطعوا أول خطوة من الخطوات المؤدية حالا ومن طريق مباشر الى ارتكاب السرقة بحيث يصبح عدولهم بعد ذلك باختيارهم عن مقارفة الجريمة أمرا غير محتمل ، ويجب اعتبار هذا الفعل الذى ارتكبوه الى حين مداهمتهم شروعا فى جريمة السرقة . ٢ — ان ظرف حمل السلاح ظرف مادى يؤخذ به جميع الشركاء ، وتشدد عليهم العقوبة بسببه ولو لم يثبت أنهم كانوا يعلمون به أو أنهم اتفقوا على حمله ، واذا استعمل حامل السلاح سلاحه فى جرح أو قتل وجبت مؤاخذة جميع الشركاء بهذا الفعل ، على اعتبار أنه نتيجة محتملة للجريمة الأصلية المتفق على ارتكابها ، وذلك عملا بأحكام المادة ٤٣ من قانون العقوبات . ٣ — ان من حق محكمة الموضوع أن تعول على أقوال قالها متهم فى التحقيقات ، ولو عدل عنها بعد ذلك أمام المحكمة ، متى اعتقدت أن أقواله الأولى هى الأجدر بالتصديق .
Résumé (Français)
MM. Abdel Rahman Ibrahim Sid Ahmed Pacha (V. Prés.); Moustapha Mohamed Bey, Zaki Berzi Bey, Ahmed Amin Bey, Abdel Fattah el Sayed Bey (C.C.). I.—Tentative — Escalade du mur d'une maison voisine et arrivée jusqu'à la terrasse — Actes d'exécution — Les délinquants sont surpris avant la consommation du vol — Tentative de vol. (Art. 45 C.P.) II.—Circonstances aggravantes — Complices — Port d'armes par l'un des co-prévenus inconnu de ses complices — Aggravation de leurs peines pour cette circonstance — Celui qui était armé a employé son arme à causer des blessures ou à donner la mort — Il doit être tenu compte de ce fait dans l'appréciation de la responsabilité des complices. III.—Preuve en matière criminelle — Interrogatoire du prévenu au cours de l'instruction — Pouvoir d'appréciation du juge du fond. I.—La tentative est d'après la définition de l'article 45 du Code Pénal " le commencement d'exécution dans le but de commettre un crime ou un délit, lorsque l'exécution a été suspendue ou a manqué son effet par des circonstances indépendantes de la volonté de son auteur." D'après cette définition il n'est pas nécessaire pour qu'il y ait tentative que le délinquant ait commencé à exécuter une partie des actes constitutifs de l'élément matériel de l'infraction, mais il suffit qu'il commence à accomplir un acte quelconque qui précède immédiatement l'exécution de l'élément matériel et qui doive y conduire nécessairement. Il sera ainsi considéré avoir tenté de commettre l'infraction. En d'autres termes, il suffit que l'acte accompli par le délinquant soit le premier pas vers la perpétration de l'infraction et qu'il puisse, en soi, conduire immédiatement et directement à cette perpétration, du moment que le but que le délinquant s'était proposé en commettant cet acte est connu et établi. En conséquence, le fait par les prévenus d'escalader le mur de la maison avoisinant celle qu'ils avaient l'intention de dépouiller et celui de monter jusqu'à la terrasse indiquent nécessairement que les prévenus sont entrés dans la phase d'exécution et qu'ils ont franchi la première étape conduisant immédiatement et directement à l'exécution du vol, de sorte qu'il devient improbable que dans la suite, ils renoncent spontanément à la perpétration. Il faut donc considérer comme tentative de vol les actes que les prévenus ont ainsi commis jusqu'au moment où ils ont été surpris. II.—Le port d'armes est une circonstance matérielle dont l'influence se communique à tous les complices. Ces derniers verront leurs peines aggravées à raison de cette circonstance, bien qu'il ne soit pas établi qu'ils en aient eu connaissance ou qu'ils avaient convenu de porter des armes. Si le porteur de l'arme en faisait usage pour causer des blessures ou pour donner la mort, tous les complices devraient en répondre, comme conséquence éventuelle de l'infraction principale sur laquelle ils s'étaient entendus, et ce par application des dispositions de l'article 43 du Code Pénal (12). III.—Il appartient au juge du fond de se baser sur l'interrogatoire subi par le prévenu au cours de l'instruction, même si celui-ci revient, devant le Tribunal, sur les déclarations qu'il a faites dans le dit interrogatoire, du moment que le juge croit devoir attacher plus de crédit aux premières déclarations du prévenu (13). (12) Cass. 14-11-1932 (B.O. 34/4/75) Cass. 14-5-1934 et la Note (B.O. 34/9/203). (13) Cass. 26-2-1934 (B.O. 35/6/132).
صور الصفحات ٢١١–٢١٣ من أصل المجلد المطبوع سنة 1935

