بيع : ( ١ ) حكم بصحة توقيع البائع على العقد الابتدائى . تسجيل الحكم ناقل للملكية . ( ٢ ) عدم القيام بالشروط المتفق عليها . أثره فى فسخ العقد واستحقاق الشرط الجزائى . التنبيه الرسمى . ( ٣ ) تأخير البائع فى التسليم . هل يجوز توقيع الشرط الجزائى عليه وإلزامه بالريع معا ؟ ( ٤ ) التسليم . شروطه . إحداث زيادة أو نقص فى قيمة المبيع بفعل البائع . حكمه .
- العدد
- العدد العاشر
- المحكمة
- محكمة استئناف مصر
- التاريخ
- ٢٣ — ٢ — ١٩٣٢
- المواد
- (المادة ١ قانون رقم ١٨ سنة ١٩٢٣) ؛ (المادة ١٢٠ مدنى) ؛ (المادتان ١٢٣ ، ٢٧٨ مدنى) ؛ (المواد ٢٩٨ ، ٢٩٩ ، ٦٥ مدنى)
المبادئ المستخلصة
١ — اذا استصدر المشترى حكما بصحة توقيع البائع على عقد البيع الابتدائى فبتسجيل هذا الحكم الشامل لصورة طبق الأصل من عقد البيع تنتقل ملكية المبيع الى المشترى طالما أن العقد مستكمل لجميع أركان البيع القانونية (٣٠) . ٢ — إن مجرد مضى الميعاد المحدد فى عقد البيع للقيام بما أوجبه العقد لا يترتب عليه فسخه واستحقاق الشرط الجزائى من غير تنبيه رسمى — ما دام أن ذلك لم يشترط فى العقد . وبدون هذا التنبيه يبقى العقد قائما رغم عدم القيام بما أوجبه العقد (٣١) . ٣ — اذا اتفق فى عقد البيع على مبلغ يدفعه البائع كشرط جزائى اذا تأخر فى تسليم المبيع عن الميعاد المحدد فلا يحق للمشترى أن يطلب توقيع الشرط الجزائى وإلزام البائع بريع العقار المبيع من التاريخ المحدد للتسليم . لأن فى طلب الريع كل تعويض له عما لحقه من عدم تنفيذ البيع فى وقته — ما لم يثبت حصول ضرر له خلاف حرمانه من الريع (٣٢) . ٤ — اذا كان العقد يتضمن بيع الأرض وبناء المنزل القائم عليها . وقام نزاع بين البائع والمشترى على صحة البيع ونفاذه . وفى هذه الأثناء هدم البائع المبانى وشيد مكانها منزلا جديدا قبل البت فى هذا النزاع . وجب عند الحكم بصحة البيع اعتبار المشترى مالكا للأرض وما عليها . لأن مجرد التعهد بالبيع يترتب عليه وجوب تسليم المبيع كما هو وقت التعهد . وهذا يقتضى امتناع البائع عن كل ما يزيد أو ينقص فى قيمته . وهدم المنزل يترتب عليه إحداث نقص فى قيمة المبيع . فالمشترى مخير بين فسخ العقد وإبقاء المبيع بالثمن المتفق عليه . أما اذا كان سبب النقص منسوبا للبائع كان ملزما بتنقيص الثمن اذا أبقاه المشترى — طبقا لنص المادتين ٢٩٨ و ٢٩٩ من القانون المدنى . أما البناء الجديد الذى شيده البائع فيعتبر كأنه أقامه فى غير ملكه . حتى ولو حصل ذلك قبل تسجيل العقد . لأن الالتزامات الشخصية المترتبة على عقد البيع تأخذ حكمها القانونى من وقت التعهد لا من تاريخ التسجيل . على أن هذه الزيادة التى أحدثها البناء الجديد فى ثمن المبيع لا يمكن تسليمها للمشترى بدون مقابل . لأن فى ذلك اثراء له على حساب البائع . ولذا يجب تطبيق القواعد المقررة بالمادة ٦٥ مدنى الخاصة بالغراس والبناء فى أرض الغير مع مراعاة أن البائع فى هذه الحالة كان سئ النية وقت إنشاء البناء الجديد (٣٣) . ولا محل للحبس مع سوء النية . ولذا يتعين الحكم بالتسليم (٣٤) .
Résumé (Français)
MM. Kamel Ibrahim Bey (V. Prés.); Mahmoud Samy Bey, Hassan Refât Bey (C.C.). Vente : I. Jugement reconnaissant la signature du vendeur sur l'acte préliminaire — La transcription du jugement transfère la propriété. (Art. 1 de la Loi No. 18 de 1932) II. Inexécution des clauses du contrat — Effets sur la résiliation de l'acte, et l'échéance de la clause pénale — Mise en demeure. (Art. 120 du C.C.) III. Retard dans la livraison — Est-il permis d'exécuter la clause pénale à l'encontre du vendeur et l'obliger en même temps à payer les revenus ? (Arts. 123 et 278 du C.C.) IV. Livraison — Conditions — Augmentation ou diminution de la valeur de la chose vendue par le fait du vendeur—Effets. (Art. 298, 299 et 65 du C.C.) I. Si l'acheteur obtient un jugement déclarant sincère la signature du vendeur sur l'acte préliminaire de vente, la transcription de ce jugement qui contient la copie conforme de l'acte de vente transfère à l'acheteur la propriété de la chose vendue lorsque cet acte remplit toutes les conditions de la vente exigées par la loi.(30) II. La simple expiration du délai fixé dans l'acte de vente pour l'exécution des stipulations du contrat n'a point pour effet la résiliation de l'acte et l'exigibilité de la clause pénale sans mise en demeure, à moins de stipulation spéciale dispensant de cette obligation. (31) Sans cette mise en demeure, le contrat subsiste toujours, malgré l'inexécution de ses stipulations. III. S'il a été stipulé dans l'acte qu'une certaine somme devra être payée en cas de retard dans la livraison de la chose vendue, l'acheteur n'a pas le droit de demander la condamnation du vendeur au montant de la clause pénale en même temps qu'au paiement des revenus de l'immeuble vendu à partir de la date fixée pour la livraison. En effet la demande des revenus couvre tous les dommages subis du chef de la non-exécution de la vente à sa date, à moins qu'il ne soit prouvé qu'un dommage a été subi autre que celui de la privation des revenus. (32) IV. Lorsqu'un contrat stipule la vente du terrain et des constructions de la maison y élevées et qu'une contestation surgit entre le vendeur et l'acheteur sur la validité et le caractère exécutoire de la vente, si, entre temps, le vendeur démolit les constructions et les remplace par une maison nouvelle avant que la contestation ne soit tranchée, il y a lieu, dans le cas où la validité de la vente serait déclarée, de considérer l'acheteur comme propriétaire du terrain et des constructions y élevées. Car le seul engagement de vente a pour effet de donner naissance à l'obligation de livrer la chose vendue dans l'état où elle se trouvait au moment de l'engagement, et, par voie de conséquence, d'empêcher le vendeur de faire tout ce qui pourrait augmenter ou diminuer sa valeur. La démolition de la maison ayant pour effet de diminuer la valeur de la chose vendue, l'acheteur a le choix de résilier la vente ou de la maintenir au prix convenu. Mais si la cause de diminution est imputable au vendeur, il sera tenu à diminution de prix si l'acheteur maintient la vente conformément aux dispositions des articles 298 et 299 du C. C. Le nouveau bâtiment élevé par le vendeur est considéré comme une construction faite par un tiers sur le sol d'autrui, même si cette construction avait été faite avant la transcription de l'acte, car les obligations personnelles qui naissent de l'acte de vente portent leurs effets légaux à partir de l'engagement et non à partir de la date de la transcription. Cependant, l'augmentation de la valeur de la chose vendue, due aux nouvelles constructions, ne saurait être accordée gratuitement à l'acheteur, qui s'enrichirait ainsi indûment aux dépens du vendeur. C'est pourquoi il y a lieu d'appliquer les règles édictées par l'article 65 du C.C. relatives aux plantations, et constructions faites sur le terrain d'autrui, tout en tenant compte que le vendeur dans ce cas était de mauvaise foi au moment où il a élevé les nouvelles constructions. (33) Etant donnée la mauvaise foi du vendeur, il n'y a pas lieu à l'exercice par lui du droit de rétention en vue de lui assurer le remboursement de la plus-value. Par conséquent, il y a lieu de le condamner à livrer. (31)
صور الصفحات ٦٣١–٦٣٥ من أصل المجلد المطبوع سنة 1932

