نقض وإبرام : (١) طعن . الأسباب . لا تقبل غير الأسباب الواردة بالمذكرات الكتابية . (٢) إعلان الطعن الى الخصم فى محله المختار . حكمه .
- العدد
- العدد السادس
- المحكمة
- محكمة النقض والابرام — الدائرة المدنية والتجارية
- التاريخ
- ٢٨ - ١ - ١٩٣٢
- المواد
- المادتان ٢٦ و ١٥ قانون النقض ؛ المواد ٦ و ٢٢ و ٧٥ مرافعات
المبادئ المستخلصة
١ — إن المادة ٢٦ من قانون محكمة النقض صريحة فى أنه لا يجوز إبداء أسباب شفوية فى الجلسة غير الأسباب التى أدلى بها الخصوم فى المذكرات الكتابية المودعة فى القضية . وبناء عليه يكون الدفع المقدم من المدعى عليه فى النقض ببطلان تقرير الطعن لأنه لم يشتمل على بيان محل إقامته الأصلى كنص المادة ١٥ من قانون النقض غير مقبول لعدم إبدائه فى المذكرة المقدمة منه. وواضح ان هذا السبب غير متعلق بالنظام العام (١١) . ٢ — اذا كان الطعن بطريق النقض يمكن اعتباره دعوى جديدة من جهة أن موضوعه خلاف موضوع الدعوى الأصلية ، إذ هو منحصر فى إظهار العيوب القانونية التى لابست الحكم المطعون فيه . وهذا بلا شك خلاف الحق المتنازع عليه ، كذلك يمكن اعتبار الطعن بطريق النقض استمرارا للدعوى التى صدر فيها الحكم المطعون فيه من جهة أنه طريق لا يطمئن الخصوم على حقوقهم الا بعد سلوكه، وخصوصا اذا كان الحكم المطعون فيه لم يفصل فى موضوع الدعوى . فلا يصح اذن للمدعى عليه فى النقض أن يتمسك ببطلان الإعلان شكلا لحصوله فى محله المختار، وأن يحتج بوجوب إعلانه فى محله الأصلى . لا سيما اذا تبين انه عند رفعه الدعوى الموضوعية لم يبين محله الأصلى فى عريضة الدعوى بل اتخذ محلا معينا له مكتب المحامى الموكل عنه فيها. واستمر هذا المحل معتبرا محله المعين حتى صدر الحكم المطعون فيه . والمادة ٧٥ من قانون المرافعات صريحة فى أن مجرد صدور توكيل من أحد الأخصام لمحام فى قضية يجعل محل ذلك الوكيل هو المعتبر فى أحوال الإعلان وما يتفرع عنها . ولا يمكن أن يكون الإعلان فى المحل المختار باطلا طبقا للمادة ٢٢ مرافعات فى هذه الحالة لأن اختيار الخصم محلا غير محله الأصلى لإعلانه فيه تنازل منه ضمنا عن التمسك بهذا البطلان الذى لم يقرره القانون الا لمصلحة الخصوم شخصيا ، لا لمصلحة عامة .
Résumé (Français)
COUR DE CASSATION CHAMBRE CIVILE ET COMMERCIALE 28-1-1932 MM. Abdel Rahman Ibrahim Sid Ahmad Pacha (V. Prés.); Mourad Wahbah Bey, Abdel Fattah El Sayed Bey, Amin Anis Pacha (C.C.). Cassation. I. Pourvoi — Moyens — Ne sont admis que les moyens déjà invoqués dans les mémoires écrits. ( Art. 26 et 15 de la Loi No. 68 de 1931 instituant une Cour de Cassation). II. Signification du pourvoi au défendeur en son domicile élu — Effets. (Art. 6, 22 et 75 du C.P.C.C.) I. Les dispositions de l'article 26 de la loi No. 68 de 1931 sont formelles en tant qu'elles édictent « qu'il ne sera permis de développer oralement à l'audience des moyens autres que ceux qui auront été invoqués dans les mémoires écrits déposés dans l'affaire ». En consequence, est irrecevable le moyen soulevé par le défendeur au pourvoi soutenant la nullité de la déclaration du pourvoi pour la raison que cette déclaration ne contient pas l'indication de son domicile réel ainsi que le prescrit l'article 15 de la dite loi,—parce que ce moyen n'avait pas été invoqué dans le mémoire écrit déposé par lui. D'autre part, il est évident que ce moyen n'est pas d'ordre public.(11) II. Si le recours en cassation peut d'une certaine façon, être considéré comme une instance nouvelle en tant que son objet diffère du fond de l'affaire originelle—puisqu'il se confine à démontrer les vices légaux entachant la décision attaquée, ce qui est incontestablement différent du droit en litige—il peut, à un autre point de vue, être considéré comme une continuation de l'instance dans laquelle la décision attaquée est intervenue, en tant que le pourvoi en cassation constitue une voie de recours sans laquelle les parties ne sont pas tranquilles au sujet de leurs droits (surtout si la décision attaquée n'a point statué sur le fond de l'affaire). Le défendeur au pourvoi n'est donc pas reçu à soutenir la nullité en la forme de l'exploit de dénonciation pour lui avoir été signifié en son domicile élu alors qu'il devait lui être signifié en son domicile réel, surtout s'il appert qu'en intentant l'affaire principale il n'avait pas lui-même indiqué dans l'acte introductif d'instance son domicile réel, mais avait élu domicile dans l'étude de l'avocat chargé de sa défense, que ce domicile continua être considéré comme le sien jusqu'au prononcé du jugement attaqué, et qu'en outre il est prouvé que la dénonciation du pourvoi qui lui a été signifiée en ce domicile élu lui est effectivement parvenue. La disposition de l'article 75 du C.P.C.C. édicte clairement que « la procuration emportera de plein droit élection de domicile chez le mandataire » pour les significations d'actes et ce qui s'y rapporte. La nullité prévue à l'article 22 du C.P.C.C. ne peut être invoquée dans ce cas contre une signification faite au domicile élu, car le fait par l'une des parties d'avoir élu un domicile autre que le domicile réel pour recevoir les significations qui lui sont destinées constitue une renonciation tacite à soulever cette nullité qui n'a été édictée par la loi que dans l'intérêt des parties elles-mêmes et non dans un intérêt d'ordre public.
صور الصفحات ٣٦٦–٣٦٧ من أصل المجلد المطبوع سنة 1932

