١ ــ جناية القبض المصحوب بالتهديد : لا يشترط ان يكون التهديد قد وقع بعد تمام القبض . ٢ ــ جناية القبض المصحوب بالتهديد : امكان الشروع فيها . ٣ ــ اشتراك : لا يستلزم القانون سابقة الاتفاق بين المتهمين .
- العدد
- العددان التاسع والعاشر
- المحكمة
- محكمة النقض — الدائرة الجنائية
- التاريخ
- ٣٠ ــ ٥ ــ ١٩٥٠
- المواد
- المادة ٢٨٢ عقوبات ؛ المادة ٢٨٠ عقوبات ؛ المادة ٣٤٤ عقوبات فرنسى ؛ المادتان ٤٥ و ٤٦ عقوبات ؛ الفقرتان ٢ و ٣ من المادة ٤٠ عقوبات ــ ( الطعن رقم ٢٠ س ٢٠ ق )
المبادئ المستخلصة
١ ــ أن قول محكمة الجنايات بأن نص المادة ٢٨٢ ع يشترط لقيام جناية القبض المصحوب بالتهديد تمام فعل القبض وحصوله قبل وقوع التهديد هذا القول مردود بأن النص ليس فيه ما يفيد التعقيب الزمنى الذى تقول به المحكمة . لأن هذا النص مأخوذ من نص المادة ٣٤٤ عقوبات فرنسى ، ولم يذهب احد من الفقهاء الفرنسيين مذهب الحكم المطعون فيه فى تفسيره بل أنهم جميعا اجمعوا كما اجمعت المحاكم الفرنسية على أن الجناية المنصوص عليها فيها تتحقق سواء أكان التهديد بالقتل فى وقت القبض او اثناء الحبس او الحجز . ٢ ــ أن قول محكمة الجنايات بأنه لا يتصور وقوع الشروع فى جناية القبض المصحوب بالتهديد المنصوص عليها فى المادة ٢٨٢ عقوبات هذا القول مردود بأن هذه الجناية تتكون من عدة أعمال تنتهى باتمامها فاذا ما وقع عمل من الأعمال التى تعتبر بدءا فى تنفيذها ثم اوقف اتمامها أو خاب اثرها لسبب لا دخل لارادة الفاعل فيها وقعت جريمة الشروع فى هذه الجناية . ٣ ــ أن قول الحكم المطعون فيه أن اشتراك شخصين أو أكثر فى جريمة واحدة لا يكون الا اذا ثبت سبق اتفاقهم على ارتكابها بحيث اذا لم يحصل هذا الاتفاق فلا يسأل كل منهم الا على ما وقع منه هو دون غيره ــ هذا القول مردود بان الفقرة ٢ من المادة ٤٠ عقوبات تنص على أن الاشتراك يكون بالاتفاق ونصت الفقرة ٣ من نفس المادة على أنه يكون ايضا بالمساعدة واذا أعطى شخص للفاعل سلاحا او آلات او اى شىء آخر مما استعمل فى ارتكاب الجريمة مع علمه بها أو ساعده بها بأى طريقة أخرى فى الأعمال المجهزة او المسهلة او المتممة لارتكابها ، فكل ما اشترطه القانون لتحقق الاشتراك فى هذه الفقرة هو أن يكون الشريك عالما بالجريمة وان يساعد الفاعل بقصد المعاونة على اتمام ارتكابها . ولو كان الاتفاق بين الفاعل والشريك لازما أيضا فى هذه الحالة لما كان هناك معنى لذكر الفقرة ٣ . وعلى ذلك فمساعدة المتهم الثانى للأول فى فعل القبض المقترن بالتهديد بالقتل رغم عدم ثبوت حصول اتفاق سابق بينهما ، هذه المساعدة تجعله شريكا للمتهم .
Résumé (Français)
COUR DE CASSATION CHAMBRE CRIMINELLE 30-5-1950 MM. Ahmed Mohamed Hassan (Prés.); Ahmed Fahmy Ibrahim, Ahmed Hosni, Fahim Ibrahim Awad et Ibrahim Khalil (C.C.). I.—Crime d'arrestation illégale accompagnée de menaces — Il n'est pas nécessaire pour la constitution du dit crime que les menaces aient eu lieu consécutivement à l'arrestation. II.—Crime d'arrestation illégale accompagnée de menaces — Possibilité de la tentative dans ce crime. III.—Complicité — La loi n'exige pas qu'il y ait eu un accord préalable entre les inculpés. I.—La Cour d'Assises déclare dans l'arrêt attaqué, que le texte de l'article 282 du Code pénal exige pour la constitution du crime de l'arrestation illégale accompagnée de menaces, que l'arrestation soit accomplie avant que les menaces aient en lieu. Cette thèse n'est pas admissible étant donné que les dispositions de cet article ne laissent pas comprendre qu'il faut une succession chronologique des menaces à l'arrestation. Ce texte en effet est inspiré de l'article 344 du Code pénal français; or aucun juriste français n'a soutenu, en commentant le dit article, l'opinion affirmée par l'arrêt attaqué. Tout au contraire, d'après l'unanimité de la doctrine et de la jurisprudence française, ce crime est constitué peu importe que les ménaces de mort aient en lieu au moment de l'arrestation ou pendant le cours de la détention. II.—N'est pas fondée la thèse soutenue par la Cour d'Assises d'après laquelle on ne peut concevoir de tentative dans le crime d'arrestation illégale accompagnée de menaces, prévu par l'article 282 du Code pénal. En effet, ce crime comporte plusieurs actes et n'est considéré comme constitué que l'accomplissement de ces actes. Il aura donc tentative de ce crime si, à la suite de l'accomplissement d'un acte constituant un commencement d'exécution, cette dernière vient à être suspendue ou manque son effet par suite de l'intervention des circonstances indépendantes de la volonté de l'auteur. III.—L'arrêt attaqué souient que la complicité entre plusieurs agents ne peut avoir lieu que si ces agents s'étaient préalablement mis d'accord pour commettre l'infraction, de sorte que si cet accord fait défaut, chacun des participants ne sera responsable que des actes qu'il a commis personnellement à l'exclusion des actes commis par les autres. Cette thèse est refutée par cette considération que tandis que l'alinéa 2 de l'article 40 du Code pénal prévoit le cas de complicité par l'accord de plusieurs personnes, l'alinéa 3 du même article prévoit la complicité par assistance en ces termes: "Celui qui, en connaissance de cause, a fourni des armes, des instruments ou tout autre moyen qui a servi à l'infraction ou qui, de tout autre manière, a aidé l'auteur ou les auteurs de l'infraction dans les faits qui l'ont préparée, facilitée ou consommée." Il ressort de ce dernier alinéa que tout ce que la loi exige pour qu'il y ait complicité, est que le complice ait connaissance de l'infraction et aide l'auteur principal en vue de permettre la consommation de l'infraction. Si l'accord préalable entre l'auteur et le complice était nécessaire aussi dans ce cas, la disposition de l'alinéa 3 n'aurait plus de sens. En conséquence le second accusé, en aidant l'auteur principal (le 1er accusé) dans l'acomplissement de l'arrestation illégale accompagnée de menaces, est par là même responsable comme complice, nonobstant le fait qu'il n'y a pas eu un accord préable entre les deux agents.
صور الصفحات ٣٥٩–٣٦١ من أصل المجلد المطبوع سنة 1951

