١ - بيع : بيع مع شرط اختيار الغير . أحكامه وآثاره تخالف أحكام الوكالة وآثارها . ٢ - شفعة : اعلان انذار الشفعة . عدم الاشارة فى الاعلان الى صفة المعلن اليه كوكيل . لا ينصرف الا لشخصه . ٣ - شفعة : علم الشفيع بأسماء بعض المشترين دون البعض الآخر . علم تام يوجب سريان المواعيد بالنسبة لهم . الميعاد بالنسبة للباقين يبدأ من تاريخ العلم بهم . ٤ - شفعة : بيع مع حق اختيار الغير . توجيه الشفيع انذاره للمشترى . ادخال المتنازل لهم فى الدعوى عند علمه بهم . صحة ذلك .
- العدد
- العددان الخامس والسادس
- المحكمة
- محكمة النقض — الدائرة المدنية
- التاريخ
- ٩ — ٣ — ١٩٥٠
- المواد
- ( الطعن ١٠١ س ١٧ ق ) — المادة ١٢ من قانون الشفعة — المادة الثامنة من قانون الشفعة
المبادئ المستخلصة
١ — ان تكييف العلاقة القانونية بين المشترى الذى يحتفظ بحق اختيار الغير وبين المشترى المستتر بأنها وكالة ، تجرى أحكامها على الآثار التى تترتب على هذه العلاقة بين الطرفين وبالنسبة للغير — هذا التكييف غير صحيح على اطلاقه لأن بين أحكام الوكالة والأحكام التى يخضع لها شرط اختيار الغير والآثار التى تترتب علية تنافرا . فان اسناد ملكية المشترى المستتر الى عقد البيع الأول رغم عدم وجود تفويض أو توكيل منه الى المشترى الظاهر قبل البيع ، وبقاء العين المبيعة فى ملكية المشترى الظاهر اذا لم يعمل حقه فى الاختيار أو أعمله بعد الميعاد المتفق عليه — كل هذه الأحكام المقررة فى شرط اختيار الغير تخالف أحكام الوكالة تماما . وان كان الفقه والقضاء فى فرنسا قد ذهبا فى تبرير اسناد ملكية المشترى المستتر الى عقد البيع الاول — وهو أهم ما يقصد من شرط اختيار الغير — الى افتراض وكالة المشترى الظاهر عن الغير ، الا أن ذلك ليس الا مجازا قاصرا على حالة ما اذا أعمل المشترى حقه فى اختيار الغير فى الميعاد المتفق عليه مع البائع ، أما قبل ذلك أو اذا لم يعمل هذا الحق أو أعمله بعد الميعاد فان الافتراض يزول وتزول معه كل الآثار المترتبة على الوكالة . ٢ — ان مخاصمة الوكيل لا تصح دون ذكر أسم الأصيل أو على الأقل دون توجيه الاجراءات اليه بوصفه وكيلا فاذا كان الثابت بالحكم المطعون فيه أن انذار الشفعة الذى أعلن للطاعن الثانى ( الوكيل ) لم يشر الى صفته كوكيل فلا ينصرف الا لشخصه . ٣ — ان علم الشفيع بأسماء بعض المشترين دون البعض الآخر لا يعتبر علما ناقصا لمجرد ذلك بل هو علم تام فيما يتعلق بمن علم بهم وتسرى من تاريخه المواعيد التى نص عليها القانون لطلب الشفعة ولرفع الدعوى بها بالنسبة اليهم ويبقى حق الشفيع قائما بالنسبة الى من عداهم منوطا بعلمه بأسمائهم ومن تاريخ هذا العلم تسرى فى حقه المواعيد المذكورة أيضا . ٤ — ان الشفعة فى العقار المبيع بشرط اختيار الغير تخضع لأحكام هذا النوع من البيوع تكملها وتحد منها أحكام الشفعة وحاصل ما اتفق عليه الرأى من أحكام البيع على شرط اختيار الغير أن عقد البيع يظل قائما نافذا فى حق المشترى الظاهر الى أن يعمل حقه فى اختيار الغير — واذا كان اعمال هذا الاختيار يسند شراء من يختاره الى عقد البيع الأول ومن تاريخ انعقاده فيرتب له قبل البائع نفس الحقوق المقررة فى عقد البيع المذكور ، فانه يكسبه أيضا حقوقا قبل المشترى الظاهر اذ يحله محله فى جميع الحقوق والالتزامات المترتبة على عقد شرائه والتى كانت تظل متعلقة به لو أنه لم يعمل حقه فى الاختيار . ولما كان مقررا بالمادة ١٢ من قانون الشفعة أن الشفيع لا يحاج بأى حق اكتسبه الغير ضد المشترى بعد تسجيل انذار الشفعة ، وكان انذار الشفعة قد سجل قبل الانذار المعلن للشفيع الذى ثبت به تاريخ الاتفاق الذى عقد بين المشترى من ناحية وبين المتنازل لهما من ناحية أخرى والذى قال فيه المشترى أنه تنازل لهما عن بعض العقار المبيع له وهو ما يعتبره الطاعنون اعمالا لحق اختيار الغير — لما كان ذلك كذلك ، يكون الحكم المطعون فيه اذ قضى بعدم جواز الاحتجاج على الشفيع بما ترتب على هذا الاختيار من حقوق للمتنازل لهم ، وبالتالى عدم سقوط حقه فى الشفعة لادخالهم فى الدعوى بعد الميعاد المقرر فى القانون ، يكون قضاؤه قائما على أساس قانونى صحيح .
Résumé (Français)
COUR DE CASSATION CHAMBRE CIVILE 9-3-1950 MM. Ahmed Helmi (V.-Prés); Abd-El-Aziz Mohamed, Mohamed Aly Rouchdy, Abdel Moti Khayal et Mohamed Naguib Ahmed (C.C.). I.—Vente — Vente avec réserve de déclaration de command — Elle se distingue du mandat tant par ses conditions que par ses effets. II.—Préemption — Signification de l'acte comportant déclaration de préemption — Si cet acte ne désigne pas la qualité de mandataire de la personne à laquelle il est signifié, son effet ne se produira qu'à l'égard de la personne de cette dernière. III.—Préemption — La connaissance que le préempteur a eu des noms de certains acquéreurs est une connaissance suffisante faisant courir les délais à leur égard — Le délai ne commence à courir contre les autres qu'à partir du moment où le préempteur aura connu leurs noms. IV.—Préemption — Vente sous réserve d'élection de command — Le préempteur signifie l'acte comportant sa déclaration à l'acheteur seulement — Il met les cessionnaires en cause dès qu'il en a eu connaissance. I.—Il n'est pas absolument exact de qualifier de mandat le rapport qui s'établit entre le commandé et le command et d'en soumettre les effets tant entre les parties qu'à l'égard des tiers, aux règles relatives au mandat. En effet, les deux institutions se distinguent tant par leurs conditions que par les effets qui en découlent. La déclaration de command a pour objet de faire réputer acquise du vendeur originaire la propriété que le command tient en réalité de l'acheteur commandé, alors même que le vendeur originaire n'aurait donné au commandé aucune procuration avant la vente. D'autre part, l'objet vendu reste propriété du commandé si celui-ci n'use pas de la faculté de se substituer une autre personne ou s'il en use passé le délai convenu. Tous ces effets qui découlent de la vente avec réserve de déclaration de command la font distinguer nettement du mandat. Et bien que la doctrine et la jurisprudence française justifient l'attribution de la propriété du command au contrat originaire, ce qui est le but le plus important de là déclaration de command, par le fait que le commandé est présumé être le mandataire d'autrui, néanmoins il ne s'agit par là que d'une fiction légale opérant dans le seul cas où le commandé use de son droit de se substituer une autre personne dans le délai convenu avec le vendeur. Avant que le commandé n'use de cette faculté, ou s'il n'en use pas du tout, ou s'il en use passé le délai, cette présomption tombe avec tous les effets découlant du mandant présumé. II.—On ne saurait actionner le mandataire sans indiquer le nom du mandant ou tout au moins diriger la procédure contre le mandataire ès-qualité. Par conséquent, l'acte comportant déclaration de préemption signifié au second défendeur en cassation ne produit d'effet qu'à l'égard de la personne de ce défendeur du moment que le jugement dont pourvoi a établi que cet acte n'a pas indiqué sa qualité de mandataire. III.—La connaissance que le préempteur a eu des noms de certains acquéreurs seulement à l'exclusion de certains autres, n'est pas insuffisante. Au contraire, elle est suffisante et fait courir à l'égard des personnes connues les délais prescrits pour l'exercice du droit de préemption. Le droit de préempteur d'exercer son action contre les autres acquéreurs subsistera jusqu'au moment où il aura connaissance de leurs noms. A partir de ce moment, les délais légaux courront à l'égard de ces autres acquéreurs. IV.—Le droit de préemption d'un bien vendu avec réserve d'élection de command est soumis aux règles régissant cette modalité de vente, complétées et limitées par les règles de préemption. L'opinion prédominante en matière de vente avec réserve d'élection de command est que le contrat de vente demeure valable et produit ses effets à l'égard du commandé jusqu'à ce qu'il use de sa faculté de désigner le command. Si le commandé use de cette faculté, le contrat primitif est réputé conclu entre le vendeur originaire et le command. Celui-ci acquiert rétroactivement depuis le jour où le contrat est conclu, tous les droits stipulés dans ce contrat. D'autre part, le dit contrat engendre également d'autres droits au profit du command contre le commandé et le subrogé dans tous les droits et obligations de ce dernier, résultant du contrat de vente, lesquels droits et obligations auraient appartenu au commandé s'il n'avait pas usé de la faculté de substitution. Toutefois, l'article 12 de la loi relative à la préemption dispose que tous les droits acquis contre l'acquéreur postérieurement à la date de la transcription de la déclaration de préemption, sont sans effet à l'égard du préempteur. D'autre part, l'acte comportant déclaration de préemption a été transcrit antérieurement à la transcription faite de la sommation signifiée au préempteur constatant la date de la convention intervenue entre l'acheteur d'une part et les cessionnaires d'autre part; En vertu de cette convention, l'acheteur a déclaré céder une partie du bien vendu à ces derniers, cession que les demandeurs en cassation considèrent comme étant opérée en vertu de la réserve de déclaration de command. Dans ces conditions, il s'ensuit que c'est à bon escient que le jugement dont pourvoi a prononcé l'inopposabilité au préempteur des droits résultant pour les cessionnaires de l'usage de la faculté de déclaration de command et que par voie de conséquence, le préempteur n'est pas déchu de son droit par le fait de les avoir mis en cause après le délai légal.
صور الصفحات ٢٤٢–٢٤٧ من أصل المجلد المطبوع سنة 1951

